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Après une interruption temporaire, Gand reprend la capture et la mise à mort de pigeons

La ville de Gand tue à nouveau des pigeons pour réguler leur population et limiter les nuisances. En avril, la destruction par gazage avait été suspendue  mais désormais, les oiseaux sont tués par fracture du cou. "Tout se fait conformément aux règles, mais nous continuons à chercher des alternatives plus respectueuses des animaux".

Eric Steffens
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Gand capture à nouveau des pigeons. Désormais, cela se fait à l’aide de filets et non plus de cages. Les oiseaux interceptés sont ensuite tués. C’est ce qu’a confirmé l’échevin Bram Van Braeckevelt (Groen) après une question du conseiller communal Els Roegiers (N-VA). Depuis mai, 441 volatiles ont été capturés sur 16 sites. "Gand travaille en collaboration avec l’asbl Rato et respecte les règles légales."

La ville avait suspendu la méthode précédente, par gazage, après un procès-verbal et des doutes sur la légalité de la méthode. Cette suspension avait eu lieu en avril, moment où le conseil communal avait également voté pour une évaluation et un ajustement possible de la gestion des pigeons. Les animaux sont maintenant tués par "dislocation cervicale".  

La dislocation cervicale chez les pigeons est une méthode d'euthanasie d'urgence qui consiste à briser le cou de l'oiseau par une traction et une torsion rapides, provoquant une séparation ou une fracture de la première vertèbre cervicale pour tuer instantanément.

Depuis longtemps, l’opposition s’interroge sur cette méthode pour savoir si elle respecte le bien-être des animaux. Le CD&V s’appuyait notamment sur un avis du Conseil flamand pour le bien-être animal, qui préconise l’utilisation d’aliments contraceptifs (une sorte de "pilule pour pigeons") déjà employés dans d’autres villes et communes.

"Une nouvelle étude est en cours"

La ville avait auparavant jugé la pilule contraceptive peu souhaitable ou durable. "Nous devons avant tout tenter d’empêcher la reproduction en limitant les sources de nourriture. Nous continuons à appliquer l’interdiction de nourrir les pigeons", explique l’échevin Van Braeckevelt. "La méthode fonctionne : le nombre de signalements et de lieux problématiques diminue."

La position de la ville sur la pilule contraceptive a cependant évolué et n’est plus totalement exclue. "Nous examinons toujours une note argumentée concernant l’usage d’aliments contraceptifs, en nous basant sur les avis d’experts et sur les expériences d’autres collectivités locales. L’étude n’est pas encore achevée. L’avis flamand est désormais dépassé et nous vérifions l’état actuel des connaissances", ajoute l’échevin. "La ville reste favorable à la méthode la plus respectueuse possible des animaux."

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