Le gouvernement flamand va accroître ses investissements dans des projets destinés à renforcer la défense, en misant également sur la coopération avec l’Europe et l’OTAN. C’est ce qu’a annoncé le ministre-président flamand Matthias Diependaele (N-VA). La Région flamande débute avec un investissement de 5 millions d’euros, un montant qui devrait atteindre 50 millions d’euros d’ici 2029.
La Flandre augmente ses investissements dans les technologies de défense et assouplit le contrôle du commerce des armes
Selon Matthias Diependaele, l’industrie flamande de la défense doit être renforcée dans un contexte international incertain, marqué par les conflits et une forte instabilité.
"La Flandre dispose d'entreprises innovantes et d'instituts de recherche performants dans le secteur de la défense et de la sécurité", a expliqué M. Diependaele.
"Afin de permettre à cette technologie flamande de pointe de passer du stade de projet pilote à celui de projet opérationnel prêt à être utilisé pour notre propre défense ou dans le cadre de la coopération européenne et de l'Otan, nous augmentons les investissements. Nous prévoyons actuellement 5 millions d'euros à cet effet, avec une augmentation progressive jusqu'à 50 millions d'euros par an d'ici 2029. Cela nous permettra de renforcer la production en Flandre, les exportations depuis la Flandre et, plus largement, notre sécurité européenne".
Soutien et réglementation plus souple
La Stratégie flamande d’innovation et industrielle pour la sécurité et la défense (VISD) ne prévoit pas seulement des moyens financiers supplémentaires, mais aussi un meilleur accompagnement des entreprises dans la recherche de partenaires potentiels. Des moyens financiers sont prévus chaque année pour cette stratégie, qui inclut l'organisation d'événements tels que les "Defence Innovation Flanders Days".
Avec ce nouveau décret, le gouvernement Diependaele veut permettre aux entreprises flamandes de livrer plus facilement des biens militaires et des pièces détachées au sein de l'Union européenne et à des pays partenaires réguliers, comme les alliés de l'Otan. Pour la coopération intra-européenne, les procédures sont simplifiées et les délais raccourcis.
L'interdiction d'exporter des armes vers Israël est maintenue. Pour les pays à risque, une licence complète et un contrôle approfondi de l'utilisation finale restent obligatoires. Il s'agit notamment des pays soumis à des sanctions ou des zones de conflit.
Un précédent décret jugé trop complexe et insuffisamment flexible
Le précédent décret sur le commerce des armes a été modifié pour la dernière fois en 2017. Le texte était considéré comme compliqué et peu flexible par l'industrie de la défense.
Le gouvernement a également approuvé la stratégie flamande d'innovation et d'industrie pour la sécurité et la défense (VISD), un élément du plan de défense présenté au printemps visant à développer davantage cette industrie en Flandre où elle est peu implantée.
