Lors de De Warmste Week, Hafsa, 11 ans, a lancé un appel qui a déjà permis de recruter 1.094 donneurs potentiels de cellules souches d’origine marocaine ou nord-africaine auprès de la Croix-Rouge de Flandre, a indiqué dimanche Vincent Verbeecke, porte-parole de l’organisation. L’information a été communiquée dimanche par Vincent Verbeecke, porte-parole de la Croix-Rouge de Flandre. La Warmste Week, la campagne de solidarité de la VRT, organisée durant la semaine précédant Noël, est cette année consacrée aux personnes souffrant de maladies invisibles.
Élan de solidarité en Flandre : plus de 1 000 donneurs potentiels de cellules souches pour Hafsa
Hafsa Bidri, 11 ans, souffre de la bêta-thalassémie, une maladie du sang potentiellement mortelle, et a régulièrement besoin de transfusions sanguines. Le seul traitement qui puisse guérir définitivement sa maladie est la greffe de moelle os- seuse, appelée également "greffe de cellules souches".
Un donneur compatible pourrait la guérir, mais elle n’en a pas encore trouvé. Les chances de compatibilité sont en effet les plus élevées avec une personne de la même origine ethnique. Or, l’an dernier, seules 33 personnes d’origine nord-africaine se sont inscrites comme donneurs potentiels dans la base de données de la Croix-Rouge sur l’ensemble de l’année.
Mais à la suite de l’appel de Hafsa, 425 personnes se sont déjà inscrites en une seule journée, samedi, et le nombre continue d’augmenter. Dimanche, le compteur atteignait déjà 1 094 donneurs potentiels, selon la Croix-Rouge de Flandre.
Difficulté de trouver un donneur de cellules souches compatible
Il est généralement plus difficile pour les personnes d’origine turque, nord-africaine ou subsaharienne de trouver un donneur de cellules souches compatible que pour les patients d’origine caucasienne. Ces derniers ont 96 % de chances de trouver un donneur adéquat dans la base de données mondiale, contre seulement 66 % pour les premiers, précise Vincent Verbeecke.
L’organisation s’efforce d’augmenter ces chances, mais des barrières culturelles subsistent parfois, et tout le monde n’est pas conscient de l’importance de l’origine ethnique dans la recherche d’un donneur compatible, explique-t-il. Une histoire comme celle de Hafsa peut dès lors jouer un rôle essentiel pour convaincre davantage de personnes de s’inscrire comme donneurs potentiels.

