Un total de 59.103 demandes de visa de long séjour (plus de 90 jours) ont été introduites en Belgique en 2024, ce qui représente une hausse de 9% par rapport à l'année précédente. C’est ce qu’indique le rapport annuel du Centre fédéral migration (Myria). Le nombre de décisions a été un peu moins élevé (53.731), et parmi celles-ci 43.776 étaient positives (81%) et 9.955 négatives (19%).
Près de 60.000 demandes de visa long ont été introduites en Belgique l'an dernier
L'écrasante majorité (48%) des visas de long séjour délivrés l'année passée l'étaient pour raison familiale (adoption, regroupement...). Viennent ensuite les migrations académiques (26%) et économiques (18%).
Les migrations humanitaires (réfugiés) ne représentent que 3% des visas longs accordés. Cela s'explique, selon Myria, par un taux de refus exceptionnellement élevé (46%) pour ce type de documents. À titre de comparaison, le taux de refus des visas pour raisons familiales, qui est le deuxième plus élevé, n'est que de 21%.
L'an dernier, 4.676 personnes ont introduit une demande de visa humanitaire, 314 pour un court séjour et 4.362 pour un long séjour. Ce chiffre est exceptionnellement élevé, puisqu'il a presque doublé (+96%) par rapport à 2023 et représente un record sur la période 2016-2024. En revanche, seuls 1.579 demandes ont obtenu une réponse positive (dont 1.392 pour un long séjour). La plupart des demandes émanent de ressortissants syriens (33%), afghans (21%) et congolais (13%).
Les visas courts aussi prisés
Les demandes de visas court séjour (moins de 90 jours) ont également augmenté (+10%) entre 2023 et 2024. Au total, 207.097 demandes ont été introduites pour 157.589 validations (78%) et 45.478 refus (22%). Les visas courts accordés concernent plus souvent des raisons économiques et académiques (39%) suivies par le tourisme (33%) et les raisons familiales (19%).
Ces dernières font l'objet du deuxième plus grand nombre de refus (33%), derrière les invitations privées/amicales, qui sont recalées 36% du temps. Les cinq principales nationalités auxquelles un visa court séjour a été accordé sont les Indiens, les Chinois, les Philippins, les Congolais et les Marocains.
Myria prévient cependant que les chiffres présentés ci-dessus comportent certaines limites. Ainsi, les données ne sont pas représentatives de l'ensemble des immigrés, les personnes exemptées de visa n'y étant pas reprises. Le Centre rappelle aussi qu'un seul motif légal de migration est enregistré, mais que les raisons sont parfois multiples et que le fait qu'une décision positive ait été prise ne garantit pas que la personne concernée soit effectivement entrée sur le territoire belge.
Enfin, Myria précise que la base de données exploitée est susceptible de subir des adaptations rétroactives.
