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L'UZ Brussel ouvre un centre néerlandophone de prise en charge de violences sexuelles: "Les victimes pourront raconter dans leur propre langue"

Trois nouveaux centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles (CPVS) ouvriront leurs portes en 2026, dans la commune bruxelloise de Jette (UZ Btussel), à Tournai dans le Hainaut et à Ottignies en Brabant wallon, a indiqué le cabinet du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Grâce à ces trois ouvertures, chaque province du pays aura au moins un centre de ce type. Au centre de prise en charge de l'hôpital universitaire de Bruxelles, les victimes de la capitale et de Halle-Vilvorde pourront accéder à des services en néerlandais et "enfin y faire leur récit dans leur propre langue". Le centre propose une prise en charge médicale et en soutien psychologique 24h/24 et 7 jours sur 7, et les victimes peuvent déposer plainte immédiatement si elles le souhaitent.

Anne François Belga
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Les centres d’accueil de victimes de violences sexuelles sont uniques car ils réunissent étroitement les professionnels de santé, la police et le système judiciaire. Ils offrent une prise en charge personnalisée dans un environnement sûr et accessible. Il est essentiel que les victimes reçoivent de l'aide dans leur propre langue. Un centre néerlandophone au sein du centre hospitalier universitaire de Bruxelles représente donc une avancée majeure, déclare Kristien Vanvaerenbergh, députée de Lennik.

"Actuellement, les victimes de Bruxelles et de Halle-Vilvorde dépendent de l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles. Officiellement bilingue, il ne l'est pas dans les faits. Les violences sexuelles sont un sujet très sensible, et il est crucial de pouvoir raconter son histoire librement et dans sa propre langue."

Accessibilité

L'accessibilité joue également un rôle majeur. "Les gens ne devraient pas avoir à faire deux heures de route pour se rendre dans un centre d'accueil", déclare Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. "Les victimes doivent recevoir de l'aide rapidement, dans un environnement sûr. Elles doivent également pouvoir porter plainte rapidement afin que les auteurs des faits soient poursuivis. Tout cela se déroule en une seule étape dans les centres d'accueil."

Avec l'ouverture des trois nouveaux centres d'accueil, la Belgique en comptera treize dès 2026, chaque province disposant d'au moins un centre. D'ici la fin de l'année, l'ensemble des centres devrait avoir pris en charge plus de 20.000 victimes.

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