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Le gouvernement fédéral a approuvé l'extension des flexi-jobs à tous les secteurs, d'ici l'été 2026

Le travail à temps partiel flexible sera possible dans tous les secteurs public et privé avant l'été 2026. Le gouvernement fédéral a pris cette décision sur proposition du ministre de l'Emploi, David Clarinval. Selon lui, il s'agit d'une "nouvelle étape importante vers un marché du travail plus flexible, un travail mieux rémunéré et une compétitivité accrue pour nos entreprises". Cette mesure fait partie des derniers points à finaliser de l'accord d'été. Pour rappel, les flexi-jobs introduits en 2015 sont des contrats de travail ultra-flexibles permettant de travailler en complément d'une activité principale ou d'une pension, dans des secteurs en demande, avec d'énormes avantages fiscaux et sociaux

Anne François Belga
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La réforme permettra de recourir aux flexi-jobs dans l'ensemble des secteurs, tout en respectant les règles applicables aux professions protégées. Les conditions attractives sont maintenues: la cotisation patronale reste fixée à 28 % et le revenu annuel maximum est même porté à 18.000 euros, au lieu de 12.000 euros à l’heure actuelle.

Les partenaires sociaux conservent la possibilité de ne pas appliquer les flexi-jobs en tout ou partie dans un secteur (opt out). L'avant-projet de loi ouvre également la possibilité de limiter le volume de flexi-jobs à un pourcentage du travail total dans le secteur de soins et de l'accueil d'enfant. Les secteurs qui avaient choisi un "opt out" ont été recontactés pour savoir s'ils maintenaient leur choix, jusqu'à présent deux ont répondu positivement (pompes funèbres et gestion d'immeubles et travailleurs domestiques).

Dans le secteur public, il reviendra aux ministres fédéraux et régionaux, ou aux autorités administratives compétentes, de déterminer si les flexi-jobs sont autorisés, totalement ou partiellement, ou exclus de leur périmètre. L'entrée en vigueur est attendue avant l'été 2026, le temps que le projet de loi suive son parcours législatif.

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Lancés en 2015, avant tout dans le secteur Horeca, les flexi-jobs ont remporté un grand succès depuis lors. L’an dernier, 229.423 citoyens effectuaient ce type d’activité complémentaire.

"Les flexi-jobs deviennent enfin possibles dans tous les secteurs. Nous répondons ainsi à la demande des employeurs qui souhaitent davantage de flexibilité pour gérer leurs pics d'activité, et des salariés qui veulent gagner davantage ou diversifier leurs activités. Avec cette réforme, nous récompensons le travail et l'effort de celles et ceux qui veulent s'investir davantage. L'attractivité du système est préservée".

"Il s'agit d'une opération gagnant-gagnant : les employeurs peuvent engager du personnel supplémentaire de manière flexible et rentable, tandis que les travailleurs peuvent obtenir un revenu complémentaire", a précisé le ministre Clarinval. Plusieurs réformes visant à flexibiliser le marché de l'emploi viennent de passer le cap du gouvernement: le nouveau régime des heures supplémentaires, le retour de la clause d'essai et les flexi-jobs.

Mais il y a aussi un revers à la médaille. En marge des discussions budgétaires, le ministre du Budget, Vincent Van Peteghem, a souligné que les emplois à temps partiel, notamment, nuisent aux recettes de l'État. "Il s'agit de personnes qui contribuent nettement moins au système", a déclaré Van Peteghem. "Il faut être honnête, ce sont des pertes considérables. Cela pèse sur les recettes de la sécurité sociale". 

Les flexi-jobs seront autorisés dans tous les secteurs d'activités

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