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La Flandre va développer un système innovant de sous-titrage automatique pour plus d’un million d’euros

La Flandre disposera d’ici deux ans d’un système propre de sous-titrage automatique, destiné à garantir des sous-titres corrects en dialectes et en langue parlée. Au total, le gouvernement flamand mobilisera un budget de plus d’un million d’euros pour rendre le contenu vidéo plus accessible à tous, des malentendants aux personnes non néerlandophones. Le projet est mené en collaboration avec les médias VRT, Play Media, DPG Media et NORTV, ainsi que des universités et des partenaires technologiques.

Eric Steffens
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La vidéo prend une place de plus en plus importante dans notre quotidien. Des plateformes comme VRT MAX, Play.tv, des sites d’information ou les réseaux sociaux proposent chaque jour une abondance de contenus. Au point que les sous-titreurs professionnels ne parviennent pas à suivre. Quant au sous-titrage automatique, "il reconnaît mal les mots, il ne comprend pas les dialectes, les expressions, la culture typique, il transforme les phrases en texte illisible", explique Cieltje Van Achter (N-VA), la ministre flamande des Médias.

Plus d’un million d’euros d’investissement

C’est la raison pour laquelle la Flandre va investir dans un système propre de sous-titrage automatique, adapté au contexte flamand. Le budget total du projet s’élève à 1,027 million d’euros, dont 749 000 euros sont financés par la ministre des Médias.

Le "projet de sous-titrage automatique" s’étalera sur deux ans et réunit des entreprises médiatiques, des universités et des partenaires technologiques. La VRT participe au développement, aux côtés de DPG Media, Play Media, NORTV (l’organisation faîtière des chaînes régionales), de la KU Leuven, de l’Université d’Anvers et de l’institut de recherche IMEC.

"En tant que service public, nous voulons rendre notre contenu accessible à chaque Flamand", explique Lieven Vermaele, directeur Partnerships, Data & AI à la VRT. "Les sous-titres sont essentiels pour beaucoup, notamment pour ceux qui qui ont des difficultés à percevoir le son".

"À une époque où de plus en plus de Flamands regardent des vidéos avec sous-titres – des malentendants aux jeunes qui regardent des vidéos en déplacement, ou aux personnes non néerlandophones – ce problème devient de plus en plus urgent", ajoute la ministre Cieltje Van Achter. "Grâce à cet investissement, nous le traitons enfin, en collaboration avec tous nos partenaires médiatiques."

Une innovation inclusive

Le projet répond à la pression croissante pour rendre les médias accessibles à tous. Les règles européennes et flamandes exigent, entre autres, des sous-titres clairs et corrects. "Et les spectateurs eux-mêmes s’attendent à ce que les sous-titres soient simplement corrects et lisibles", souligne la ministre.

L’objectif final est une innovation sur trois axes : Un modèle de reconnaissance vocale flamand capable de transcrire la grande diversité de dialectes, de prononciations et d’expressions en texte. Un modèle de sous-titrage qui rend ces transcriptions automatiques facilement lisibles. Et enfin, un système permettant de tester et d’améliorer la qualité des sous-titres.

"Sous-titrer, c’est toujours un équilibre entre exactitude, lisibilité et rythme nature", explique Lieven Vermaele. "Traduire cela avec soin dans un processus automatisé fiable est un grand pas en avant. Nous construisons ainsi un avenir où des médias accessibles et innovants seront la norme".  

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