Les demandeurs d'emploi en Flandre qui ne respectent pas leurs engagements - comme notamment de chercher un emploi - seront sanctionnés plus rapidement par l’Agence flamande pour l’emploi (VDAB). Ils n'auront désormais qu'une seule chance de se reprendre, a annoncé la ministre flamande de l'Emploi, Zuhal Demir. "Il ne s'agit pas d'une sanction, mais plutôt d'un coup de pouce pour aider les gens à trouver un emploi", a-t-elle assuré. Cette mesure s'inscrit dans une nouvelle approche, puisque le chômage sera limité dans le temps à partir de janvier. Le syndicat socialiste ABVV a critiqué ce durcissement des sanctions.
La Flandre sanctionnera plus vite les chômeurs qui ne sont pas à la recherche d'un emploi
Fin novembre, quelque 126.965 demandeurs d'emploi bénéficiant d'allocations de chômage et jeunes en insertion professionnelle étaient inscrits auprès du VDAB. Ils doivent prouver qu'ils recherchent activement un emploi. Ceux qui ne le font pas s'exposent à une sanction. Celle-ci devrait maintenant être appliquée plus rapidement.
A la fin du mois de juin dernier, le VDAB avait émis 11.358 avertissements, sanctions et évaluations négatives. A l’heure actuelle, un demandeur d'emploi a deux chances de modifier son comportement de recherche. Lors d'un premier contact avec le VDAB, des accords sont conclus. Le demandeur d’emploi doit d’ailleurs signer un document confirmant son engagement. Cela inclut la soumission de candidatures, ainsi que la participation aux salons de l'emploi et aux journées portes ouvertes.
Si une personne ne respecte pas ces accords, un premier avertissement (fiche d'engagement formelle) lui est adressé. Un deuxième avertissement (fiche d'engagement ultime) peut suivre. Mais à partir du 1er janvier, cette fiche d'engagement formelle sera supprimée et les demandeurs d'emploi qui ne respectent pas les accords recevront directement une fiche d'engagement ultime.
"Des études scientifiques montrent que lorsque vous mettez la pression aux gens, ils trouvent plus rapidement du travail (...) Et nous savons que plus les gens restent longtemps sans emploi, moins ils ont de chances de retrouver effectivement du travail. C'est pourquoi nous accélérons nos contrôles et leur donnons des missions de recherche plus ciblées", a souligné la ministre flamande de l’Emploi.
Syndicat : "Cela éloigne les gens du travail"
Le syndicat socialiste ABVV déplore cette mesure. "Cela éloigne les gens du travail, au lieu de les y attirer", estime la secrétaire générale, Miranda Ulens. A ses yeux, le dispositif s'inscrit dans une "logique punitive".
"Les demandeurs d'emploi peuvent déjà aujourd'hui se voir infliger une sanction plus longue que leur droit restant à des allocations. Renforcer encore les contrôles peut sembler efficace, mais cela ne résout pas l'inadéquation des compétences sur notre marché du travail".
