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Avoirs russes gelés : 7 pays de l'UE écrivent à Von der Leyen et Costa pour appuyer la piste du prêt de réparation

Sept Etats membres de l'Union européenne, essentiellement des pays scandinaves et baltes, ont envoyé ce lundi un courrier à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et au président du Conseil européen Antonio Costa pour soutenir la piste d'un prêt de réparation à l'Ukraine basé sur les actifs de la Banque centrale russe immobilisés dans l'UE, principalement chez Euroclear en Belgique. La Commission européenne a proposé la semaine dernière d'accorder à l'Ukraine un prêt de 90 milliards d'euros par an pendant les deux prochaines années. La majeure partie de ce prêt serait financée par des avoirs russes détenus chez Euroclear. Le Premier ministre Bart De Wever est mis sous pression, car il craint les risques juridiques et financiers que cette mesure ferait courir à la Belgique.

Anne François Belga
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Selon les sept pays signataires de la lettre, cette option est "financièrement la plus accessible" et la plus "réaliste" sur le plan politique, dans le but de soutenir l'Ukraine financièrement ces prochaines années, "au vu de l'ampleur actuelle et de l'urgence des besoins budgétaires et militaires" du pays agressé par la Russie.

Les pays auteurs de la lettre sont l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Suède, la Finlande et l'Irlande, soit autant d'États membres qui avaient déjà exprimé leur désir de voir les actifs russes bloqués "utilisés" pour soutenir l'Ukraine. Il est question ici du droit de l'Ukraine à recevoir compensation pour les dégâts causés par l'invasion russe, rappellent ces Etats dans leur lettre.

La Commission européenne a présenté la semaine dernière deux pistes concrètes pour avancer dans l'aide financière à l'Ukraine. L'une s'appuie sur les actifs russes immobilisés, l'autre sur le budget de l'UE et un emprunt commun.

La Belgique, emmenée par son Premier ministre Bart De Wever, est opposée à la première en l'état. Elle estime que ses craintes n'ont pas été suffisamment prises en compte, quant aux risques de représailles russes et d'insécurité pour le dépositaire de titres Euroclear, basé à Bruxelles.

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