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Le port de Zeebrugge

La Flandre refuse sept licences d'exportation en raison d'un risque d'exportation vers la Russie

Le gouvernement flamand a refusé l'an dernier sept demandes d'autorisation d'exportation de biens dits "à double usage" en raison du risque qu'ils aboutissent de manière détournée en Russie. C'est ce qui ressort d'une nouvelle analyse de l'Institut flamand pour la paix (Vlaams Vredesinstituut). Au total, la Flandre a approuvé pour 120 millions d'euros d'autorisations individuelles, ce qui représente une baisse par rapport à l'année précédente.

Belga
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Les biens à double usage sont des produits développés pour des applications civiles, mais qui peuvent également être utilisés à des fins militaires. Il s'agit notamment de substances chimiques, de polymères, de machines, d'appareils électroniques et de technologies cybernétiques.

Les chiffres annuels montrent que l'administration flamande a refusé onze autorisations individuelles l'année dernière. Plus de la moitié de celles qui ont été accordées avaient pour destination finale l'industrie, suivie par les instituts de recherche. Seul un nombre limité de transactions était destiné aux forces armées étrangères ou à l'industrie de la défense.

Sept des onze autorisations refusées concernaient des marchandises susceptibles d'aboutir en Russie. "En principe, le commerce avec la Russie n'est pratiquement plus possible", situe Diederik Cops, chercheur à l'Institut flamand pour la paix. "À chaque nouvelle série de sanctions européennes, la liste des marchandises exclues s'allonge."

Selon Cops, la Russie cherche dès lors des pays intermédiaires, tels que les Émirats Arabes Unis ou l'Arménie. "La Russie s'intéresse par exemple aux systèmes GPS, aux caméras infrarouges et aux cartes graphiques, des produits qui peuvent également être utilisés à des fins militaires", explique le chercheur.

Au total, la Flandre a délivré 221 autorisations individuelles l'année dernière, pour une valeur de 120 millions d'euros. C'est moins que les 184 millions d'euros recensés en 2023. Les principaux marchés étaient les Émirats arabes unis, Taïwan et la Chine. En outre, seize "autorisations globales" ont été délivrées, pour une valeur théorique de 420 millions d'euros. Elles offrent plus de flexibilité aux entreprises, car elles ne doivent pas être demandées pour chaque transaction, mais couvrent une série de pays.

Le port d'Anvers

Les exportations vers la Chine également surveillées

Outre la Russie, la Chine a également attiré davantage l'attention des autorités du nord du pays. Elles ont ainsi refusé, l'an dernier, l'exportation de puces électroniques d'une valeur de 1,4 million d'euros vers un acteur industriel chinois.

Depuis 2013, la Chine était la principale destination des exportations flamandes à double usage, avec plus de 700 millions d'euros d'exportations autorisées entre 2013 et 2023. Dans le même temps, plus de trente autorisations d'exportation vers la Chine ont été refusées.

En 2024, le volume des exportations vers la Chine était à nouveau nettement inférieur. "La Chine reste un partenaire économique crucial, mais en même temps les inquiétudes grandissent quant aux dépendances stratégiques et à un éventuel détournement militaire", selon Diederik Cops.

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