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Avec des couteaux ou des ciseaux, les housses en tissu ou en cuir des sièges sont souvent lacérées.

4 millions d’euros : le coût annuel du vandalisme sur le réseau de la STIB à Bruxelles

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles (STIB) dépense chaque année environ 4 millions d’euros pour réparer les dégradations causées aux trams, bus et à l’infrastructure des stations de métro. Le vandalisme reste un problème majeur. On pense notamment aux graffitis sur les murs, mais les vitres et les sièges des véhicules subissent également de sérieux dégâts.

Eric Steffens
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"Toutes les réparations des éléments de trams, de bus et de rames de métro sont effectuées dans l’atelier de la STIB à Haren", explique Luc Aerts, chef de l’atelier. "Au moins deux employés passent toute l’année à réparer les dégâts causés par le vandalisme. Avec des couteaux ou des ciseaux, les housses en tissu ou en cuir des sièges sont souvent lacérées. Les portes ou vitres sont également régulièrement endommagées. Si nous devons remplacer un siège complet avec dossier, cela peut prendre 2 à 3 heures."

Beaucoup d'actes de vandalisme au réveillon du Nouvel An

En 2024, les dommages sur les véhicules de bus, tram et métro à Bruxelles ont coûté environ 1,9 million d’euros à la STIB. Plus de 1,8 million d’euros ont été dépensés pour l’infrastructure, comme les escaliers mécaniques, ascenseurs, portiques d’accès, trappes et installations électriques des stations.

Le nettoyage des graffitis a coûté plus de 250.000 euros. Le vandalisme est particulièrement important le soir du Nouvel An, lorsque de nombreux véhicules sont endommagés.

"Ce vandalisme coûte non seulement beaucoup d’argent, mais cela génère aussi énormément de travail et perturbe notre service", explique Cindy Arents de la STIB. "Le confort des voyageurs diminue et certains véhicules sont temporairement hors service."

Plus de patrouilles et d'agents de sécurité

En 2024, 397 amendes ont été dressées pour vandalisme, et 40 agents de sécurité supplémentaires ont été recrutés pour patrouiller sur le réseau. Les véhicules et stations sont équipés de plus de 18.000 caméras de surveillance. Malgré ces mesures, le vandalisme sur et autour des transports en commun à Bruxelles reste important.  

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