Aller au contenu principal

Le gynécologue de Tirlemont soupçonné de comportements transgressifs a été suspendu temporairement

Le gynécologue mis en cause en Flandre par de nombreuses femmes pour des attouchements inappropriés en consultations, au fil de longues années, ne peut temporairement plus exercer son métier. C’est ce qu’a décidé la Commission de contrôle, indiquait mardi soir le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Pendant au moins 8 jours, le spécialiste n’est plus autorisé à recevoir de patients.

Anne François Belga
Publié:
Actualisé:update:

Le Centre flamand de signalement des comportements transgressifs (Vlaams meldpunt voor grensoverschrijdend gedrag) a déjà enregistré 250 signalements à l'encontre d'un gynécologue visé par trois plaintes pour atteinte à l'intégrité sexuelle, a précisé ce mercredi la ministre Zuhal Demir au Parlement flamand. Ces signalements et plaintes font suite aux témoignages de plusieurs dizaines de femmes, dans différents médias, dénonçant des comportements abusifs et inappropriés de la part du praticien, qui travaillait notamment à l'hôpital régional de Tirlemont (RZ Tienen) et à l'hôpital universitaire d’Anvers (UZ Antwerpen). Certains faits remontent à trente ans.

Le parquet de Louvain (Brabant flamand) avait annoncé samedi l'ouverture d'une enquête judiciaire à l'encontre de l'intéressé après une première plainte déposée vendredi. Au total, trois plaintes pour atteinte à l'intégrité sexuelle ont maintenant été déposées. À la fin du week-end, le Centre flamand de signalement avait déjà reçu plus de 200 signalements.

La commission de contrôle a donc décidé de suspendre le visa professionnel du gynécologue avec effet immédiat pour une période de huit jours. Selon le ministre de la Santé, le médecin ne peut plus voir de patients. Celui-ci peut être entendu par la Commission de contrôle qui peut ensuite prendre une décision complète.

"L'intégrité et la sécurité des patients sont prioritaires", a commenté Frank Vandenbroucke. "Toutes les instances concernées doivent désormais travailler de manière très approfondie et sans délai sur les centaines de signalements qui ont été émis : la commission de contrôle, l'ordre professionnel, les points de contact, et le parquet. Sans préjuger de la suite de l'enquête, nous communiquerons en temps voulu sur les enseignements à tirer de cette situation et les nombreuses questions qu'elle soulève", a conclu le ministre fédéral.

Le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke

Autres enquêtes et suspensions

Parallèlement à cette procédure administrative, le conseil de discipline de l'Ordre des médecins peut également intervenir. Il peut ouvrir une enquête suite à des plaintes, mais aussi d'office, même en l'absence de plaintes de patients. Frank Vandenbroucke a déjà confirmé qu'une enquête est en cours auprès de l'Ordre des médecins.

Dans l'immédiat, l'hôpital universitaire d'Anvers (UZA) et l'hôpital régional de Tirlemont ont suspendu le gynécologue dans l'attente des résultats de l'enquête. Les hôpitaux sont également parties civiles à la procédure judiciaire. Cela leur permet d'accéder au dossier. En cas de condamnation, ils pourront réclamer des dommages et intérêts.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5