La justice montoise a ordonné l'exhumation de trois membres de la famille Sliman, figures du grand banditisme français, afin de comparer leur ADN à des traces génétiques retrouvées dans le dossier des tueurs du Brabant.
Affaire des tueurs du Brabant : trois membres de la famille Sliman seront finalement exhumés en France
La cour d'appel de Mons a ordonné l'exhumation des corps du père Sliman, de la mère et du fils, Xavier. Le corps du second fils ne pourra quant à lui pas être analysé, ayant été incinéré.
Les deux frères avaient été soupçonnés dès 1982, après l'attaque de l'armurerie Dekaize à Wavre, le premier crime que les auteurs des tueries du Brabant auraient commis. Récemment, cette piste a refait surface, relancée par un ancien policier et par l'avocat français de certaines victimes.
Une commission rogatoire belge est arrivée mardi matin à Charleville-Mézières, en France, où repose la famille, selon la chaîne RTL. Elle demande officiellement à la justice française de procéder sans délai aux exhumations.
Ces exhumations devrait permettre de comparer leur ADN avec des traces ADN déjà retrouvées. Il s'agirait d'analyser des traces de sang découvertes sur un gilet pare-balle et de l'ADN provenant d'une cigarette.
L'enquête sur les tueurs du Brabant avait été close en juin 2024 avant d'être rouverte en janvier 2025 par la chambre des mises en accusation de Mons.
Entre 1983 et 1985, la bande des tueurs du Brabant a commis une série de braquages particulièrement violents, principalement dans des supermarchés, faisant au total 28 morts et ce pour un butin dérisoire. Parmi ces attaques figure notamment celle menée par des hommes masqués contre le Delhaize d’Alost, qui avait coûté la vie à huit personnes.

