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La Région bruxelloise bat le triste record de durée sans gouvernement : des citoyens manifestent leur colère

Plus de 500 personnes se sont rassemblées lundi vers 12h00 place Saint-Jean, à proximité du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, pour dénoncer l'impasse politique et exiger la formation rapide d'un gouvernement régional. L'action était organisée par le collectif citoyen Respect Brussels. Les manifestants ont scandé plusieurs slogans, tels que "Au boulot !", et fait retentir des sifflets à l'adresse des élus, avant d'entamer une marche spontanée jusqu'aux abords de l'assemblée régionale. "La prochaine fois, on occupe le Parlement", a lancé sur un ton ironique l'un des organisateurs.

Eric Steffens Belga
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La mobilisation intervient alors que Bruxelles égale, lundi, le triste record de 541 jours sans nouveau gouvernement depuis les élections, jusqu'ici détenu par l'État fédéral après le scrutin de 2010. Le collectif dénonce une paralysie institutionnelle aux conséquences concrètes pour les citoyens : retards dans les permis d'urbanisme, subsides bloqués, factures impayées et procédures à l'arrêt. "On ne peut pas continuer à vivre dans une attente permanente", a insisté le porte-parole du collectif, Nicolas Hemeleers.

Plusieurs acteurs issus des milieux culturel et social ont pris la parole. Ils ont exprimé leurs craintes pour l'avenir du tissu associatif et culturel bruxellois, évoquant la possible disparition d'événements emblématiques faute de financements. Des inquiétudes ont également été formulées concernant la situation budgétaire de la Région, la problématique du sans-abrisme et les enjeux de sécurité.

Présent à la manifestation, le citoyen bruxellois Ben Erseels (plateforme G1000) a jugé la situation "incompréhensible" et estimé que "la Région risque d'aller droit dans le mur". Le philosophe et économiste Philippe Van Parijs a, pour sa part, souligné l'urgence de décisions budgétaires et appelé les responsables politiques à faire des compromis.

Respect Brussels appelle à l'organisation rapide d'un "conclave bruxellois" pour aboutir à un accord de majorité et prévient que d'autres actions suivront si le blocage persiste.

Un petit rappel :

Crédité de quatre sièges, Groen l'a emporté, côté néerlandophone devant la Team Fouad Ahidar, née à l'initiative de l'élu ex-sp.a et ex-Vooruit, sur fond de visions divergentes dans la société bruxelloise non au plan linguistique mais de thèmes touchant aux convictions religieuses.

Côté francophone, le MR l'a emporté de manière incontestable, mais avec les Engagés, il n'a pas atteint la majorité dans le groupe francophone, contrairement à la Région Wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Contrairement au parlement fédéral où il a pu entrer dans un gouvernement très majoritairement à droite, il n'en a pas eu la possibilité à Bruxelles, le Parlement bruxellois penchant un peu plus à gauche qu'à droite: PS, PTB, Ecolo, Groen, Vooruit, et Team Fouad Ahidar comptent ensemble 48 des 89 sièges du Parlement régional.

Après l'échec du MR, le PS prend la main

Le premier parti à Bruxelles, le MR, a renoncé à former un gouvernement, suite à l’échec de la tentative de Georges-Louis Bouchez de former une coalition sans le PS. Et c’est désormais le PS, deuxième parti, qui tente de mettre sur pied une coalition de centre-gauche dans la capitale. Sans le MR, mais aussi sans la N-VA du côté néerlandophone, ce qui ne sera pas évident.

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