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Le béguinage de Lierre

Le gouvernement régional débloque 13 millions d'euros pour la restauration du béguinage de Lierre

L’importante restauration du béguinage de Lierre (province anversoise), actuellement en cours, bénéficiera d’un soutien de 13 millions d’euros, débloqués par le gouvernement flamand. Ce complexe, vieux de plus de 750 ans, continuera en outre à être habité à l’avenir. Le projet a reçu le soutien du ministre flamand du Patrimoine, Ben Weyts, lors d'une visite sur place. Le béguinage de Lierre est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998.

Anne François Belga
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Le béguinage de Lierre est l'un des 13 béguinages flamands inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Il remonte au 13e siècle, alors que le site se trouvait encore hors des remparts de la ville, et connut son apogée aux 17e et 18e siècles. Aujourd'hui, le site est entouré d'un mur de briques percé de trois grandes portes. À l'intérieur de cette enceinte se déploient onze rues disposées en damier et 95 maisons dont nombre se sont dégradées aux cours des dernières décennies.

La première phase du projet, actuellement en cours, devrait s'achever au printemps prochain. D'ici là, ce projet devrait servir d'exemple à d'autres béguinages. Ces derniers sont en effet confrontés à des défis similaires: comment optimiser l'occupation des logements, les rendre moins énergivores et résoudre les problèmes d'humidité et d'isolation.

Les portes d'entrée des maisonnettes portent le nom d'un saint ou d'une scène biblique. Elles datent pour la plupart des XVIIe et XVIIIe siècles. Certaines présentent des avant-cours et des entrées typiques.

À l'origine, ces maisons étaient habitées par des béguines. Il s’agissait de femmes veuves ou célibataires, très pieuses, qui pouvaient y mener une vie indépendante sous la surveillance d'une Grande Demoiselle. Elles faisaient vœu de chasteté et d'obéissance, mais pas de pauvreté.

Les béguines subvenaient à leurs besoins grâce au tissage, à la dentelle ou à la broderie. Elles pouvaient quitter le béguinage à tout moment, mais les portes restaient fermées le soir et le dimanche. La dernière béguine lierroise, sœur Agnès, mourut en 1994.

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