Aller au contenu principal

Un gynécologue de l’UZA et de l’hôpital de Tirlemont suspendu après une dizaine de témoignages de comportements inappropriés

Un gynécologue qui exerce à l’hôpital universitaire d’Anvers (UZA) et à l’hôpital régional de Tirlemont (Brabant flamand) a été suspendu après plusieurs témoignages de patientes concernant des comportements jugés déplacés. Par l’intermédiaire de son avocate, il nie toutes les accusations : "Il a 35 ans de carrière irréprochable."

Eric Steffens
Publié:

Ces derniers jours, une dizaine de patientes ont témoigné dans le journal De Morgen de comportements inappropriés d’un gynécologue exerçant à la fois à l’hôpital régional de Tienen et à l’hôpital universitaire d’Anvers (UZA). Le gynécologue possède également un cabinet privé à Tienen.

Plusieurs femmes ont déclaré au journal que le médecin avait "posé une main sur leurs fesses, donné une tape sur les fesses ou les a touchées de manière inappropriée".

Le Meldpunt Grensoverschrijdend Gedrag (Point de contact pour comportements transgressifs) confirme avoir reçu plusieurs signalements concernant ce gynécologue, sans pouvoir toutefois fournir de chiffres précis.

Suspendu par les deux hôpitaux

L’UZA a décidé de suspendre temporairement le médecin en attendant la suite de l’enquête. L’hôpital de Tirlemont a également indiqué "prendre les plaintes au sérieux" et a, par précaution, mis temporairement en pause les activités du médecin concerné. Quant au directeur de l’hôpital de Tirlement Gert Peeters, il souligne que l’affaire est désormais entre les mains de la commission de surveillance : l’hôpital n’a lui-même reçu aucune plainte.

"Nous jugeons la situation suffisamment sérieuse pour vérifier s’il y a un problème. Pour l’instant, nous n’avons reçu aucune plainte concernant ce médecin. Les faits se seraient déroulé dans son cabinet privé." 

À ce jour, aucun procès-verbal n’a été ouvert par le parquet de Louvain.

Le gynécologue nie toutes les accusations : "35 ans de carrière irréprochable"

Par l’intermédiaire de son avocate, le gynécologue nie toutes les accusations. "Il n’existe actuellement aucune enquête pénale. Notre client exerce depuis 35 ans avec une carrière irréprochable. Il souligne avoir toujours agi de manière professionnelle et n’avoir jamais commis d’actes déplacés."

Selon son avocate, Me Manon Cop, l’article de De Morgen constitue "une présentation partiale et subjective des faits" et "donne l’impression que sa culpabilité est déjà établie".

Elle a critiqué l’article, le qualifiant de "sensationnaliste et estime que c’est préjudiciable à une enquête juridique équitable. La publication de cet article a notamment conduit les deux hôpitaux à suspendre temporairement mon client. Cela le touche profondément – tant sur le plan personnel qu’en ce qui concerne sa réputation professionnelle et académique qu’il a patiemment bâtie au cours des dernières décennies."  

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5