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De g. à dr.: le bourgmestre Wim Dries, le ministre Ben Weyts et l'échevin Karel Kriekemans au sommet de l'un des deux chevalements

Le ministre Weyts débloque 3 millions d'euros pour la restauration des chevalements sur le site C-Mine à Genk

Le ministre flamand du Patrimoine, Ben Weyts, s'est rendu en début de semaine sur le site de l'ancienne mine de charbon de Winterslag, à Genk dans le Limbourg. Cette dernière a fermé ses portes en 1988, après 70 ans d’exploitation. Le complexe charbonnier a été transformé en site de créativité en 2005 et rebaptisé C-Mine. Ben Weyts y a annoncé que le gouvernement flamand débloquerait 3 millions d'euros pour la rénovation des deux chevalements monumentaux, très endommagés par la corrosion. "Il fallait choisir : investir ou les laisser disparaître", précisait le ministre.

Anne François
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Pour sa visite à C-Mine, le ministre du Patrimoine Ben Weyts était accompagné du bourgmestre de Genk, Wim Dries, et de l'échevin chargé du Tourisme, Karel Kriekemans. Il en a profité pour gravir le chevalement de 71 mètres de haut de l'ancien site minier. Weyts y a annoncé que la Flandre débloquerait 3 millions d'euros sur les 5 millions nécessaires à la rénovation des deux anciens chevalements.

Investir ou disparaître

"Ce site est un élément important du patrimoine flamand", déclarait le ministre Weyts du haut du chevalement. "C'était la première mine de charbon du Limbourg, ce qui a engendré une prospérité considérable pour la région et pour la Flandre tout entière. Nous sommes désormais face à un choix : nous devons investir dans ce site patrimonial si nous voulons éviter qu’il ne disparaisse".

Wim Dries et Ben Weyts (à g.) sur le chevalement de l’ancien site de Winterslag

La rénovation de la structure des chevalements, attaquée par la corrosion, est donc absolument indispensable. Les puits de mine sont tellement endommagés par la rouille que de larges sections risquent de s'effondrer. "Nous devons protéger ce bâtiment pour l'avenir", expliquait Wim Dries.

"Lorsque nous avons entièrement restauré les bâtiments énergétiques en 2010, nous savions qu'il faudrait aussi restaurer les puits à terme. Aujourd'hui, la corrosion a progressé à un tel point qu'une intervention est absolument nécessaire". 

Des travaux endéans deux ans

Les travaux devraient débuter à l'automne 2026 et durer au moins un an. La ville de Genk étudie la possibilité d'entreprendre d'autres travaux d'embellissement du site, notamment la rénovation de la place située sous les chevalements. "L'ensemble des chevalements sera recouvert d'un grand échafaudage et sablé de haut en bas", expliquait l’échevin au Tourisme Kriekemans. "Nous retirerons les anciennes couches de peinture afin d'inspecter la structure métallique et d'en vérifier la sécurité. Nous appliquerons ensuite une nouvelle couche de peinture de la couleur d'origine."

Les travaux débuteront à l'automne 2026 et dureront un an.

"Durant la rénovation, nous veillerons également à une meilleure préservation des puits de mine, car cela posait problème", indiquait Ben Weyts. "Ce bâtiment a été très peu entretenu au fil des ans. Personne ne s'attendait probablement à ce que ce chef-d'œuvre subsiste pendant un siècle. Nous souhaitons qu'il soit préservé pour des centaines d'années encore."

Symbole de résilience

"Les mines, c'est Genk, et Genk ce sont les mines", soulignait Wim Dries, insistant sur l'importance historique du site. "La mine est un lien qui unit les gens, il faut donc la respecter. Ces chevalements façonnent notre horizon et symbolisent la résilience et les efforts de dizaines de milliers de mineurs qui ont contribué à la grandeur de Genk."

C-Mine à Genk

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