Dans l’enquête portant sur une possible fraude de plusieurs millions d’euros impliquant l’infirmière à domicile Stefanie Sander, deux aides-soignantes et une infirmière ont été arrêtées la semaine dernière. Elles sont soupçonnées d’avoir collaboré avec la conseillère communale de Houthulst (Flandre occidentale). L’information est donnée par VRT NWS citant de bonnes sources. Les charges exactes retenues contre elles ne sont pas encore connues. Selon nos informations, l’enquête sur Stephanie Sander aurait connu une accélération après la mise sur écoute de son téléphone.
Deux aides-soignantes arrêtées dans l’enquête sur une possible fraude impliquant Stefanie Sander, qui était sous écoute téléphonique
Lorsque Stefanie Sander a été arrêtée mardi dernier, son mari, sa mère et une autre collaboratrice ont également été interpellés pour être auditionnés. Cette collaboratrice s’avère être elle-même une infirmière à domicile ayant travaillé pour Stefanie Sander, selon une enquête du podcast de la cellule justice de VRT NWS.
Après leur audition par la police, l’infirmière et la mère de Sander ont été relâchées. Le mari de Sander a été présenté au juge d’instruction, mais a aussi été libéré, bien qu’il soit désormais considéré comme suspect dans cette affaire. Quant à Stefanie Sander, elle a été maintenue en détention et le conseil de mise en liberté a prolongé sa détention vendredi d’un mois. Elle n’a pas fait appel de cette décision.
Perquisitions supplémentaires
Le lendemain des arrestations, mercredi, l’auditorat du travail a annoncé que des perquisitions supplémentaires avaient eu lieu ce jour-là. Selon nos informations, deux personnes ont été arrêtées lors de ces perquisitions : il s’agit de deux aides-soignantes qui travaillaient avec Sander et effectuaient des visites à domicile pour ses patients.
Organisation criminelle
Parmi les accusations pesant sur Sander figure celle de diriger une organisation criminelle., ce qui suggère qu’elle n’aurait pas agi seule. Son avocat, Kris Vincke, a indiqué que cette accusation pourrait être la raison pour laquelle sa détention a été prolongée d’un mois.
Toutefois l’ampleur de cette « organisation criminelle » doive encore être établie et des enquêtes supplémentaires sont encore nécessaires. Il semble donc certain que d’autres personnes seront encore entendues.
Selon nos informations, le juge d’instruction avait placé Stefanie Sander sous écoute téléphonique il y a quelque temps, permettant aux enquêteurs d’écouter ses conversations. Le contenu de ces échanges constitue un élément central de l’enquête et est utilisé pour confronter les déclarations des différents protagonistes.
