À Gand, quelque 800 personnes ont manifesté contre les économies prévue par le gouvernement de l’Arizona dans le secteur public, affirmant que ces mesures auront un impact important sur leur quotidien.
Plus de 800 manifestants dans les rues de Gand et plus de la moitié des vols prévus à l'arrivée mercredi annulés à Brussels Airport
Les manifestants se sont rassemblés autour d’un grand mannequin de carnaval représentant le Premier ministre Bart De Wever, qu’ils avaient "emprunté" à Alost
Cette manifestation visait à la fois les plans du gouvernement fédéral et certaines mesures des autorités locales, comme à Alost, Saint-Nicolas et Gand, où environ 400 emplois sont menacés. La marche a débuté ce matin à l’intercommunale des déchets IVAGO. En chemin, les manifestants ont bloqué le carrefour très fréquenté de la Heuvelpoort.
D’autres piquets de grève ont été installés ailleurs en ville, notamment au rond-point de la Dampoort et devant la caserne Léopold, siège de la province de Flandre orientale.
Les manifestants qui étaient rassemblés à la Sint-Pietersplein se dirigent à présent vers l’hôtel de ville.
Plus de la moitié des vols prévus à l'arrivée mercredi annulés à Brussels Airport
En raison de la grève nationale de trois jours qui se poursuivra mercredi, non seulement tous les vols passagers au départ de Brussels Airport seront annulés demain/mercredi, mais aussi plus de la moitié des vols à l'arrivée, indique mardi le gestionnaire de l'aéroport.
Plus de 400 vols étaient prévus mercredi à Zaventem. L'aéroport avait déjà annoncé que les 206 vols au départ devaient être annulés, en raison d'une large participation de membres du personnel du prestataire de services de sûreté et des manutentionnaires à la grève.
Les avions pouvaient en principe bien atterrir sur le tarmac bruxellois, mais les compagnies aériennes ont préféré anticiper. "Il y avait 203 vols prévus à l'arrivée, seuls 93 sont maintenus", indique mardi un porte-parole de Brussels Airport. C'est la 7e fois cette année qu'une action syndicale nationale perturbe le trafic aérien à Zaventem.
L'aéroport de Charleroi avait déjà annoncé la semaine dernière qu'aucun vol n'y serait assuré le mercredi 26. A Ostende, c'est ce mardi que les perturbations se font sentir: aucun vol n'aura lieu avant 20H. L'équipe du Club de Bruges devra donc attendre avant de prendre le départ pour Lisbonne, où elle affrontera mercredi le Sporting Portugal dans le cadre de la Ligue des Champions.
La grève largement suivie dans les prisons, le service minimum souvent impossible
Le mouvement de grève a été largement suivi par le personnel pénitentiaire, à tel point que le service minimum n'a pu être assuré dans plusieurs prisons. La police locale a dû être appelée en renfort pour maintenir la sécurité et répondre aux besoins fondamentaux. C'est ce qu'indique le VSOA/SLFP Prisons dans un communiqué.
La forte participation du personnel pénitentiaire à la grève nationale reflète la profonde frustration du personnel, estime Eddy De Smedt, le secrétaire national du syndicat. "Outre le fait que les fonctionnaires sont fortement désavantagés par la réforme des pensions du gouvernement, il y a aussi le problème de l'épuisement du personnel dû à la surpopulation carcérale. Elle atteint des sommets avec près de 580 détenus dormant à même le sol", dit-il.
Pour le syndicat, cette situation crée des conditions de travail insoutenables, menaçant directement la sécurité du personnel et des détenus. Le personnel exige du gouvernement des mesures concrètes pour alléger la charge de travail et revoir les régimes de pensions afin de mieux prendre en compte les exigences de leurs fonctions. Le VSOA/SLFP Prisons dit ne pas exclure d'autres actions si ces revendications ne sont pas prises en compte.
L'administration pénitentiaire demande un service minimum dès le premier jour de grève
Il est urgent de mettre en place une réglementation légale garantissant un service minimum dès le premier jour d'une grève, a indiqué l'administration pénitentiaire mardi, en réaction à la grève nationale et à l'appel lancé par les syndicats de la nouvelle prison de Termonde, en Flandre orientale.
"Sans un tel cadre, la sécurité, la continuité du régime de base et les droits des détenus et du personnel ne peuvent être garantis", affirme l'administration dans un communiqué. "Nous constatons que pendant la grève en cours, presque aucun établissement n'a atteint le niveau minimum de personnel requis".
"Par ailleurs, la surpopulation carcérale reste à un niveau sans précédent", poursuit l'administration pénitentiaire. "Nous mettons en garde à ce sujet depuis un certain temps, et ce que nous avions prévu devient maintenant une réalité: la situation est à un point de rupture. Nos établissements n'ont littéralement plus un seul mètre carré de capacité disponible. Le système atteint ses limites".
Pour l'administration pénitentiaire, les prisons sont confrontées à une véritable crise sécuritaire. "Lorsque la surpopulation structurelle coïncide avec une grève sans service minimum, la sécurité du personnel, des détenus et de la société est gravement compromise."
L'administration pénitentiaire en appelle donc de toute urgence à des mesures structurelles et immédiates pour lutter contre la surpopulation, afin que le fonctionnement de base puisse continuer à être garanti. Elle demande également la mise en place d'un service minimum légalement défini, applicable dès le premier jour de chaque grève. "Chaque jour compte désormais. Sans décisions rapides et résolues, le fonctionnement de tout le système pénitentiaire est menacé".
