Unizo, l'union des entrepreneurs indépendants se dit "très positive" à propos de l’accord budgétaire conclu lundi par le gouvernement fédéral et se félicite que celui-ci réduise ses dépenses. "Sur la base des premières informations, il s’agit d’un accord positif qui apporte orientation et stabilité, et dont nos entrepreneurs peuvent se satisfaire", déclare le patron d’Unizo, Bart Buysse. "Les détails concrets et sa mise en œuvre détermineront toutefois dans quelle mesure il sera réellement bénéfique pour les PME."
Réactions très positives à l'accord sur le budget de la part d'Unizo, Comeos, Fedustria et Testachats
Unizo salue avant tout la mise en œuvre de l’accord de l’été. "Les heures supplémentaires volontaires, un marché du travail plus souple, l’introduction générale des flexi-jobs dans tous les secteurs, 360 heures supplémentaires volontaires fiscalement avantageuses, un assouplissement du travail de nuit pour les secteurs logistiques et apparentés… Ces mesures constituent le fondement de la compétitivité de nos entreprises. Nous sommes satisfaits que le gouvernement ne revienne pas là-dessus", explique Bart Buysse.
L’organisation des indépendants se réjouit également de l’introduction d’une taxe sur les colis provenant de pays hors UE, de l’absence d’une hausse générale de la TVA et du plafonnement de l’indexation automatique des salaires en 2026 et 2028. Cette dernière mesure constitue "un frein bienvenu à l’explosion des coûts salariaux".
Unizo est en revanche moins enthousiaste à propos de la hausse du précompte mobilier sur les distributions de bénéfices des petites sociétés. "C’est aller plus loin que ce qui avait été convenu, et cela touche chaque entrepreneur disposant d’une société", estime Bart Buysse.
Comeos salue un accord qui comprend des éléments essentiels pour le commerce
La fédération du commerce et des services Comeos salue, lundi, l'accord budgétaire conclu dans la nuit qui comprend des éléments essentiels pour le commerce.
Comeos se réjouit qu'il ne soit pas porté atteinte au panier de la ménagère. "Il n'y aura aucune augmentation générale de la TVA et l'indexation est préservée", a déclaré Pascal De Greef, CEO de Comeos.
Comeos s'est toujours opposée à une hausse de la TVA en raison des achats transfrontaliers. "C'est une excellente nouvelle qu'il n'y ait pas de hausse générale de la TVA, mais aussi qu'une taxe de 2 eurois sur les colis provenant de pays hors UE soit instaurée. C'est une première étape vers des conditions de concurrence équitables pour nos commerçants", a ajouté M. De Greef.
Fedustria salue l'introduction d'une taxe de deux euros sur les colis postaux hors UE
La Fédération des entreprises du textile, du bois et de l'ameublement, Fedustria, s'est félicitée de l'instauration d'une taxe sur les colis en provenance de l'extérieur de l'Union européenne. Cette mesure fait partie de l'accord budgétaire conclu lundi matin par le gouvernement fédéral.
Le gouvernement fédéral s'est accordé sur la mise en place d'une taxe de deux euros sur les colis postaux en provenance de l'extérieur de l'Union européenne. "Fedustria ne peut que s'en réjouir", a déclaré l'organisation.
Fedustria critique notamment l'afflux de colis provenant de plateformes de vente en ligne chinoises telles que Shein, Temu et AliExpress. "Des études menées par notre centre d'expertise Centexbel ont déjà démontré que ces colis respectent à peine les normes européennes de produits et étaient même, dans certains cas, dangereux. Ceci est totalement contraire aux principes de la concurrence loyale", a souligné la directrice générale de Fedustria, Karla Basselier.
Testachats se réjouit qu'une hausse généralisée de la TVA n'aura pas lieu
L'organisation de défense des consommateurs Testachats se réjouit qu'aucune hausse généralisée de la TVA n'a été décidée lors de la confection du budget, en particulier sur les besoins de base tels que l'alimentation ou l'électricité. "Seul bémol à ceci : les nuitées dans les hôtels et camping, dans les activités sportives et récréatives qui passeront de 6 à 12%. Ceci impactera principalement les personnes pour qui il est déjà difficile aujourd'hui de s'autoriser financièrement à voyager", estime l'organisation.
L'organisation salue également la décision de réduire les accises sur l'électricité. Concernant la taxe de 2 euros sur les petits colis, Testachats estime qu'il est cohérent de fournir davantage de ressources aux autorités douanières pour les aider à faire face aux millions de colis qui arrivent chaque jour dans l'UE.
"Ces frais constituent un outil intéressant pour relever le défi du commerce en ligne, mais ce n'est pas une solution miracle. En fin de compte, l'UE doit tenir toutes les places de marché responsables de ce qu'elles vendent aux consommateurs, c'est bien de leur responsabilité qu'il s'agit, et non pas de celles des consommateurs", estime Julie Frère, porte-parole de Testachats.
