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"Echoes of a Landscape" mesure pas moins de 6 mètres de haut et 10 mètres de large

Une nouvelle œuvre d’art de 6 mètres de haut à Maaseik représente les clochers des églises de la région… mais renversés

La ville de Maaseik dans le Limbourg est fière d’accueillir une nouvelle œuvre issue du projet "Kunst aan de Maas" (L’art le long de la Meuse). Sur les berges du lac Heerenlaakplas, l’artiste belge Adrien Tirtiaux a installé une sculpture monumentale intitulée "Echoes of a Landscape" (Échos d’un paysage).

Nora Eurlings Eric Steffens
Publié:

Quiconque emprunte le sentier situé entre la Meuse et le plan d’eau récréatif Heerenlaakplas à Maaseik ne pourra pas manquer cette installation : l’œuvre mesure 6 mètres de haut et 10 mètres de large.

Trois clochers renversés pour trois identités

L’œuvre met en scène trois clochers "marquants" de la région, littéralement présentés à l’envers : celui de l’église Sainte-Anne d’Aldeneik, de l’église Sainte-Catherine, au centre de Maaseik et celui de l’église Saint-Jacques-le-Majeur, à Roosteren, aux Pays-Bas, la frontière néerlandaise est en effet toute proche.

Ces trois tours, qui symbolisent l’identité religieuse et architecturale de la région, deviennent ici des formes sculpturales contemporaines dialoguant avec le fleuve et le paysage.

L’œuvre est installée entre la Meuse et le lac Heerenlaakplas.

Une œuvre qui relie le passé et l’avenir

Architecte de formation et sculpteur, l’artiste belge Adrien Tirtiaux était le candidat idéal pour concevoir une œuvre capable de s’inscrire à la fois dans l’histoire et dans le paysage. Avec "Echoes of a Landscape", il souhaite "faire le lien entre le passé et l’avenir de Maaseik, mais aussi entre la vie urbaine et la beauté naturelle de la Meuse".

Placer un objet dans un paysage n’est jamais simple, souligne l’artiste. "Choisir l’échelle est l’un des défis les plus difficiles. Les distances jusqu’à l’horizon font elles-mêmes partie de l’œuvre", explique-t-il.

Une composition en béton, brique et acier

Le clocher d’Aldeneik est présenté à l’envers, clin d’œil à l’ancienne extraction de gravier qui a façonné le lac Heerenlaakplas. Réalisée en béton enrichi de gravier local, cette tour de six mètres invite les visiteurs à lever les yeux grâce à une ouverture révélant le paysage autrement.

Le clocher de Maaseik, longue de dix mètres et positionnée horizontalement, forme une plate-forme d’observation. Construite en argile de la Meuse, elle a nécessité des briques cuites dans l’un des derniers fours Hoffmann encore actifs en Belgique — un four circulaire du XIXe siècle, toujours exploité par Wienerberger. Maaseik a longtemps été un centre important de production de briques, une tradition qui se perpétue aujourd’hui.

Le volume en acier fait référence à l’église de Roosteren. Orienté vers les Pays-Bas, il prend la forme d’un mégaphone géant. Fabriqué à Liège, il évoque la sidérurgie de la vallée de la Meuse et le rôle historique du fleuve comme axe commercial. Jadis, on criait depuis ce lieu vers la rive néerlandaise : le mégaphone devient désormais un pont symbolique entre les deux pays.

Le projet "Kunst aan de Maas"

L’œuvre s’inscrit dans l’initiative "Kunst aan de Maas", portée par le centre d’art Z33 et le Régionaal Landschap Kempen en Maasland. Ce projet vise à enrichir la vallée limbourgeoise de la Meuse en y installant des œuvres d’art accessibles à tous.

L’œuvre a été présentée la semaine passée lors d’une conférence de presse.

Envie de la découvrir ?

Il suffit d’emprunter le sentier qui longe la digue sous le pont de la Meuse, en direction d’Aldeneik. Après environ 500 mètres, l’œuvre apparaîtra sur votre gauche.

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