La Belgique sera en partie paralysée au début de semaine prochaine en raison d'un appel à une grève de trois jours lancé par le front commun syndical. Les transports en commun seront à l'arrêt le lundi 24 novembre, tandis que les services publics se croiseront les bras le lendemain. La série se terminera par une grève nationale intersectorielle le mercredi 26 novembre.
Trois jours de grève nationale contre les mesures du gouvernement fédéral
Les trois principaux syndicats FGTB, CSC et CGSLB demandent notamment à la coalition fédérale Arizona "plus de justice fiscale avec un impôt sur les grosses fortunes, une taxe sur les activités numériques des géants de la technologie et un examen sérieux des subventions de plusieurs milliards accordées aux entreprises". Ils plaident aussi pour "une règle simple selon laquelle chaque salaire est soumis à des cotisations de sécurité sociale, qu'il s'agisse d'une société de management ou non" et continuent à fustiger la réforme des pensions, ainsi que celle des statuts dans plusieurs professions.
Les syndicats des cheminots ont annoncé leur intention de débrayer durant les trois jours et ont été rejoints par le syndicat autonome des conducteurs de train (SACT). Dès le 23 novembre à 22h, un service alternatif sera mis en place avec le personnel ayant communiqué sa volonté de travailler.
Les trois sociétés de transport en commun que sont la Stib, le Tec et De Lijn observeront aussi trois jours de grève et leurs réseaux respectifs devraient connaitre de fortes perturbations. Les compagnies privées de bus et d'autocars sont également appelées rejoindre le mouvement.
Le trafic aérien ne sera pas en reste, aucun avion ne décollera de Brussels Airport mercredi et certains vols à l'arrivée seront également impactés. La situation sera similaire à l'aéroport de Charleroi, qui n'accueillera aucun vol, ni au départ, ni à l'arrivée.
Les enseignants se joindront aussi à la grève les 25 et 26 novembre, tant au nord qu'au sud du pays, alors que le service public de Wallonie, le ministère de la Communauté française, les administrations locales et provinciales débrayeront pendant les trois jours.
Les hôpitaux devraient également prendre part aux protestations. La Coalition Santé, qui rassemble plus de 40 organisations actives dans le secteur de la santé, des mouvements sociaux issus de la société civile, des syndicats et des mutualités, se joindra aussi aux mobilisations.
Grogne de divers secteurs professionnels
Fait plus rare, la CGSP Police a annoncé qu'elle suivrait le mouvement en déposant un préavis de grève de trois jours. La profession entend ainsi dénoncer les conditions de travail des policiers et le manque de reconnaissance envers eux, notamment en matière de retraite.
Le secteur de la chimie, qui mène actuellement des actions de revendications auprès de sa fédération patronale, se joindra à la grève intersectorielle de mercredi, espérant faire avancer les choses sur les aménagements de fin de carrière, les questions de sécurité et de pouvoir d'achat.
Services restreints
Le ramassage des poubelles connaitra des perturbations de lundi à mercredi. Bruxelles-propreté a ainsi demandé aux habitants de la capitale de ne sortir que les sacs blancs (déchets résiduels) et orange (déchets alimentaires). Les sacs verts, bleus et jaunes ne seront donc pas récoltés.
Les services de bpost pourraient également être perturbés, mais les syndicats ont convenu de limiter l'impact de la grève car celle-ci arrive à un moment particulièrement chargé pour l'entreprise, prise entre les colis du Black Friday et ceux de la Saint-Nicolas.
Enfin, les jeunesses syndicales ont elles aussi appelé à rejoindre le mouvement de grève.
