Le risque de pauvreté en Belgique est le plus élevé dans des communes bruxelloises comme Saint-Josse-ten-Noode, Molenbeek et Anderlecht. C’est ce qui ressort des chiffres publiés par l'Office belge de statistique Statbel. Dans de nombreuses familles de Liège, Charleroi ou encore Verviers, le revenu se situe également en dessous du seuil national de pauvreté. A l'inverse, Attert, en province de Luxembourg, est la commune belge affichant le revenu médian le plus élevé en 2023, à 44.066 euros.
Les communes au risque de pauvreté le plus élevé se trouvent à Bruxelles et en Wallonie : découvrez ici la situation dans votre commune
Le seuil de pauvreté national ?
Le seuil de pauvreté dans notre pays est calculé par Statbel en se basant sur le revenu médian des ménages en Belgique. Pour le déterminer, le service statistique additionne toutes les données relatives aux revenus imposables et non imposables (revenus professionnels, allocations, pensions, revenus locatifs, allocations familiales, revenus du capital, …).
Ces revenus sont additionnés pour l’ensemble d’un ménage, puis corrigés en fonction de sa composition. 60 % de ce revenu médian constitue le seuil national de pauvreté. Cela signifie aussi que ce seuil est relatif : il augmente ou diminue en même temps que le revenu médian des ménages du pays.
De façon globale, les communes au risque de pauvreté le plus faible se trouvent toutefois toutes en Région flamande: Zemst (3,4%), Gammerages (3,4%), Horebeke (3,5%), Rotselaar (3,5%) et Herne (3,5%).
Découvrez sur la carte ci-dessous la situation dans votre commune :
Le risque de pauvreté indique la proportion de la population de la commune dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté national. Les communes présentant le risque le plus élevé se situent toutes en Région de Bruxelles-Capitale: Saint-Josse-ten-Noode (33%), Molenbeek-Saint-Jean (31,2%), Anderlecht (28,0%), Koekelberg (26,2%) et Schaerbeek (26,1%).
Sept localités en province du Luxembourg en tête de classement
Au niveau des chiffres, sept localités, toutes situées en province de Luxembourg, occupent la tête du classement des communes au revenu médian le plus élevé. La proximité de ces communes rurales avec le Grand-Duché de Luxembourg, où de nombreux Belges travaillent pour un salaire nettement plus élevé qu'en Belgique, explique très probablement ces données. Trois communes flamandes complètent le top 10: Kraainem (Brabant flamand), De Pinte (Flandre orientale) et Oud-Heverlee (Brabant flamand).
Dix communes bruxelloises et wallonnes en bas du classement
De l'autre côté du spectre salarial, dix localités francophones, dont six situées en région bruxelloise, occupent le classement des communes avec le revenu médian le plus bas. Saint-Josse-ten-Noode affiche le revenu médian le plus faible, à 20.815 euros. En Wallonie, Farciennes et Charleroi, en Hainaut, ainsi que Liège et Dison, en province de Liège, complètent ce tableau.
Revenu médian ?
Le revenu mentionné dans ce texte est le revenu disponible équivalent administratif. Ce revenu, calculé à l'aide de données administratives, tient compte, pour l'ensemble de la population, des revenus (nets) imposables et non imposables (revenu professionnel, allocations sociales, pensions, revenu d'intégration, revenus locatifs, revenus du capital, allocations familiales, rentes alimentaires, etc.).
Ils sont additionnés pour tous les membres du ménage afin d'obtenir un revenu disponible administratif pour le ménage.
Un revenu médian signifie, dans ce cas-ci, que la moitié des habitants de la commune gagne moins que le revenu médian et que l'autre moitié gagne plus.
