La Belgique a annoncé, mardi à la COP30 à Belém au Brésil, sa participation à hauteur de cinq millions d'euros à une large levée de fonds de 2,5 milliards de dollars destinée à protéger les forêts du bassin du Congo, premier puits de carbone de la planète.
COP30 : La Belgique débloque 5 millions d’euros pour protéger la forêt tropicale du bassin du Congo
Ces 2,5 milliards de dollars, récoltés tant auprès de partenaires publics que privés, seront complétés par des ressources domestiques des pays d'Afrique centrale concernés et serviront à protéger, restaurer et gérer durablement au cours des cinq prochaines années (2026-2030) les forêts du bassin du Congo.
Le ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke (Les Engagés), a annoncé la participation belge au cours d'un évènement organisé mardi soir à la COP30 et a laissé entendre qu'un complément de financement noir-jaune-rouge serait décidé ultérieurement. "La Belgique sera bientôt en mesure d'annoncer sa contribution financière à l'appel à l'action, après la finalisation des négociations budgétaires en cours au sein du gouvernement fédéral", a expliqué le ministre, alors qu'un "appel de Belém pour les forêts du bassin du Congo" a été lancé en prélude à la COP30.
La nouvelle levée de fonds suit une première récolte d'1,5 milliard de dollars pour la période 2021-2025, à laquelle la Belgique avait déjà participé en tant que membre fondatrice d'une initiative lancée à la COP26 à Glasgow. L'engagement, renouvelé à la COP30, était d'arrêter et d'inverser la déforestation dans le monde pour 2030.
Le moyen le moins cher et le plus efficace de ralentir le réchauffement climatique est de protéger et de restaurer les forêts, en particulier les forêts tropicales.
Le ministre fédéral du Climat Jean-Luc Crucke (Les Engagés)
"Le moyen le moins cher et le plus efficace de ralentir le réchauffement climatique est de protéger et de restaurer les forêts, en particulier les forêts tropicales", a rappelé Jean-Luc Crucke, citant la célèbre primatologue Jane Goodall récemment décédée.
"Les forêts tropicales de notre planète, l'Amazonie et les forêts du bassin du Congo, sont les poumons de notre planète. Nous ne pouvons pas vivre sans eux. Nous devons les protéger. Pour nous protéger", a encore estimé le ministre belge.
