Les syndicats de l’enseignement participeront la semaine prochaine à au moins une des trois journées nationales de grève. Le syndicat socialiste prévoit même de débrayer à la fois le mardi 25 novembre et le mercredi 26 novembre. "Des mesures inédites appellent des actions inédites", déclare Nancy Libert, du syndicat socialiste ACOD Onderwijs.
Les enseignants flamands en grève les mardi 25 et mercredi 26 novembre, impact encore incertain
Les syndicats de l’enseignement ont déposé un préavis de grève pour mardi prochain, mais comme la journée de mercredi sera marquée par une grève interprofessionnelle, les enseignants pourront également s’y joindre. Le syndicat socialiste de l’enseignement a, en plus, introduit un préavis distinct pour mercredi. L’impact sera donc vraisemblablement le plus important ce jour-là dans l’Enseignement communautaire.
Nancy Libert, secrétaire générale de l’ACOD Onderwijs, souligne que deux jours de grève sont nécessaires. "Il reste des désaccords sur les mesures concernant les pensions. C’est précisément pour cette raison qu’il faut descendre dans la rue maintenant, avant qu’il ne soit trop tard", explique-t-elle.
Il s’agira de la quatrième grève dans l’enseignement cette année. Il faut remonter à 2001 pour retrouver une mobilisation de deux jours consécutifs. À l’époque, la ministre flamande libérale de l’Enseignement, Marleen Vanderpoorten, avait lancé une série de réformes, entraînant une vague de grèves. "Des mesures inédites appellent, une fois encore, des actions inédites", ajoute Nancy Libert.
Koen Van Kerkhoven, président de la Centrale chrétienne de l’enseignement (COC), affirme que leur priorité reste la journée de mardi. Il ne exclut toutefois pas que certains de ses membres participent aussi à l’action de mercredi. L’impact concret, école par école, reste donc incertain.
Un enseignant sur cinq veut quitter le métier en raison des projets de réforme des pensions
Selon une enquête récente du syndicat, un enseignant sur cinq envisagerait de quitter l’enseignement à cause des plans fédéraux de réforme des pensions. « Une telle hémorragie serait catastrophique pour la qualité de l’enseignement, pas uniquement pour les effectifs. Deux jours de cours perdus pour cause de grève ne pèsent rien par rapport à ce qui nous attend en termes de conséquences sur la qualité de l’enseignement », estime Van Kerkhoven.
Selon les syndicats, la réforme ferait perdre en moyenne entre 200 et 300 euros nets par mois au personnel enseignant, et jusqu’à 1 000 euros pour les directeurs.

