Le ministre de la Défense Theo Francken annonce ce lundi l’acquisition prochaine d’intercepteurs de drones (aussi appelés drones kamikazes) de la société lettonne Origin Robotics, dans le cadre du plan de lutte anti-drones à 50 millions d'euros récemment approuvé par le gouvernement fédéral. Il s'agit de petits engins capables d'intercepter des drones non identifiés qui pourraient survoler une base militaire, par exemple. Ils utilisent des radars et de petites caméras pour détecter des drones ennemis.
La Défense va acheter des intercepteurs de drones d'une société lettonne
Ces achats rapides sont censés permettre à court terme à la Belgique de mieux détecter, brouiller, intercepter et éventuellement détruire des engins volants qui représentent un danger. Les 50 millions d'euros dont il a récemment été question doivent servir à acheter des brouilleurs, des systèmes de détection, des fusils anti-drones, mais donc aussi ces "intercepteurs" nommés Blaze, indique le cabinet de Theo Francken.
Selon ce dernier, l'appareil, tout récent, est "connu pour sa manœuvrabilité, sa vitesse et sa précision". Il permet de "neutraliser les drones ennemis". La société Origin Robotics développe des drones et des systèmes anti-drones de pointe. Ces systèmes utilisent une technologie employée lors du conflit en Ukraine, avec des systèmes de détection, des brouilleurs, des systèmes de tir rapide et les drones intercepteurs Blaze.
Au-delà de ce "paquet" à 50 millions d’euros environ, approuvé en début de mois en conseil des ministres, le ministre de la Défense prévoit des investissements pour "500 millions d'euros" pour un "véritable paquet anti-drones complet". Un montant "déjà prévu dans l'actuel budget de la Défense", souligne Theo Francken.
Grâce à ces investissements, la Belgique entend renforcer sa capacité de résistance face à la menace croissante des drones et moderniser significativement ses moyens de défense. Selon Theo Francken, "cela contribue à la coopération internationale et à la sécurité partagée au sein de l'OTAN".

