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Le ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke

A la COP30, la Belgique plaidera pour plus d'ambition et de réalisme : "Les grands pollueurs doivent contribuer davantage"

La Belgique, dont la délégation à la COP30 du Brésil sera emmenée dès la semaine prochaine par le ministre fédéral du Climat, Jean-Luc Crucke (photo), plaidera à Belém pour davantage d'ambition dans la lutte contre le réchauffement climatique, singulièrement dans le chef des pays les plus émetteurs. "Dix ans après l'Accord de Paris, nous ne nous dirigeons plus vers un réchauffement de 4 degrés, mais vers un réchauffement supplémentaire de 2,5 degrés. Le multilatéralisme est un levier, et il fonctionne", affirme le ministre Crucke.

Anne François Belga
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"Mais soyons clairs : 2,5 degrés, c'est encore trop, et les conséquences sont déjà visibles. Il faut revoir nos ambitions à la hausse, collectivement, et surtout entre les principales économies. Nous devons également réorienter les flux financiers afin que chaque euro investi accélère la transition au lieu d'alimenter le risque climatique", déclare le ministre, faisant référence aux subventions aux énergies fossiles.

La ministre wallonne de l'Air et du Climat, Cécile Neven, et Jean-Luc Crucke se rendront au Brésil pour représenter la Belgique. Crucke a participé aux négociations finales jusqu'à leur terme. La Belgique est soumise aux engagements de l'Union européenne, mais elle n'en oublie pas pour autant ses propres valeurs. Notre pays souhaite également accélérer la transition énergétique et mettre en place un système plus large de tarification du carbone à l'échelle mondiale, afin d'instaurer des conditions de concurrence équitables entre les différentes économies.

Relever l'ambition

Notre pays plaidera pour un relèvement collectif de l'ambition mondiale, "sur la base du premier bilan mondial et des meilleures données scientifiques, en appelant en particulier les grands émetteurs et les pays producteurs de combustibles fossiles à renforcer leurs engagements", explique le communiqué des ministres Neven et Crucke.

"L'urgence climatique impose d'agir, mais pas n'importe comment: il faut des décisions concrètes, efficaces et surtout soutenables pour les citoyens et les entreprises. C'est dans cet esprit que la Belgique agit déjà et souhaite contribuer à faire avancer la transition mondiale, en appelant les autres grandes économies à relever elles aussi leur ambition et à présenter des trajectoires crédibles. C'est cette ligne claire que je défendrai dans les coordinations européennes et les discussions internationales", affirme la ministre wallonne Cécile Neven.

En matière de financement climat à destination des pays en développement, une question qui hante toutes les COP climat et suscite souvent des crispations, la Belgique plaidera pour un financement en ligne avec le nouvel objectif collectif adopté à la COP29 de Bakou, visant notamment à mobiliser 300 milliards de dollars d'ici 2035 pour soutenir les pays.

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