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Plus de 500 détenus dorment à même le sol dans les prisons belges — un nouveau triste record

Actuellement, 525 détenus dorment à même le sol dans les prisons belges. Cela représente 36 personnes de plus qu’il y a une semaine, alors que les syndicats et les directeurs de prison parlaient déjà d’un "nombre sans précédent".

Eric Steffens
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"C’est une crise humanitaire pour les détenus et une situation d’urgence pour le personnel", déclarait encore il y a une semaine Mathilde Steenbergen, directrice générale de l’Administration pénitentiaire. Les derniers chiffres confirment que cette crise est loin d’être résolue.

Dans les prisons situées en Wallonie, on comptait hier : 41 personnes dormant au sol à Nivelles, 38 à Leuze, 34 à Marche-en-Famenne (dont 4 femmes), 31 à Mons (dont 4 femmes), 29 à Tournai, 26 à Namur, 13 à Lantin, 7 à Arlon et 7 à Jamioulx, enfin 9 détenus dorment aussi sur le sol à la prison de La Hulpe.

Les chiffres restent également élevés en Flandre : 67 à Anvers, 46 à Gand, 33 à Termonde, 30 à Hasselt, 29 à Audenarde, 28 à Ypres, 25 à Bruges, 18 à Turnhout, et 13 à Malines.

Même la nouvelle prison de Haren, à Bruxelles, jusqu’ici épargnée, fait désormais face au problème. Selon l’administration pénitentiaire, une personne dormait au sol hier, sept aujourd’hui.  

L'administration pénitentiaire a confirmé lundi qu'il a été décidé d'augmenter la capacité de la prison de Haren, en remplaçant une série de lits simples par des lits superposés. Il s'agit d'une "augmentation d'urgence" de 43 places.

Une loi d’urgence inefficace

La loi d’urgence contre la surpopulation carcérale, entrée en vigueur en août, n’a toujours pas apporté de solution. 

Les prisons belges comptent aujourd’hui 13 459 détenus, soit 62 de plus que la semaine dernière, alors qu’elles ne disposent que de 11 098 places. 

En une semaine, les prisons francophones ont accueilli 55 détenus supplémentaires, les établissements bruxellois 10, tandis que les prisons néerlandophones comptent 3 détenus de moins. 

Selon Robby De Kaey, du syndicat socialiste ACOD, cette évolution est le résultat de choix politiques : "L’augmentation de la population carcérale découle de l’exécution systématique des peines de moins de trois ans, du durcissement des conditions pour la libération conditionnelle et de la suspension des congés pénitentiaires."

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Un reportage de la VRT dans la prison de Malines où des détenus dorment aussi sur le sol.

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