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Intrusions de drones dans l'espace aérien : l'implication de la Russie jugée probable par les services de sécurité

Les services de sécurité belges ont peu de doute sur le fait qu'un "acteur étatique", plus que probablement la Russie, se trouve derrière les intrusions de drones qui se sont répétées ces derniers jours et semaines. L'agence Belga l'a appris de bonne source mercredi à l'occasion d'une réunion préparatoire à la réunion du Conseil national de sécurité prévue jeudi matin.

Eric Steffens Belga
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Mardi dans la soirée, des drones, parfois de taille conséquente, ont été signalés à différents endroits stratégiques, ce qui a mené entre autres à fermer temporairement, à deux reprises, les pistes de l'aéroport national situé à Zaventem. Des engins pilotés à distance ont également été observés à l'aéroport de Liège, ainsi qu'au-dessus de plusieurs bases aériennes. Et ce mercredi, 54 vols ont encore dû être annulés dans notre pays. L'origine de ces drones n'a pas encore été confirmée.

Le Conseil national de sécurité se réunira jeudi matin à 10h00, autour du Premier ministre et des vice-Premiers ministres, pour se pencher sur ces incidents. Lors d'une réunion préparatoire ce mercredi, les services de sécurité ont dressé un tableau d'ensemble de la situation. Tous les regards sont dirigés vers la Russie. Aucun incident avec drone ne peut être imputé avec certitude à la Russie mais les éléments qui accréditent cette hypothèse sont de plus en plus nombreux. Ainsi, tout semble indiquer l'implication d'un "acteur étatique", plus que vraisemblablement la Russie.

Les lieux des incidents, tout d'abord: la base aérienne de Kleine-Brogel, par exemple. C'est un secret de polichinelle que des armes nucléaires américaines sont stockées à la base aérienne de Kleine-Brogel qui abrite également les F-16 belges. Et à partir de 2027, des F-35 y seront stationnés.

Pas des amateurs

De plus, la manière dont les drones évoluent, en formation, fait davantage penser à des pilotes très expérimentés plutôt qu'à des amateurs. Plusieurs incidents ont aussi eu lieu à proximité de la frontière belge.

Les récents développements autour de la société Euroclear, basée en Belgique, ont peut-être placé la Belgique dans le viseur de la menace hybride russe. Les 27 États de l'UE discutent en effet de la possibilité d'utiliser les avoirs russes gelés chez Euroclear pour financer l'Ukraine.

La Belgique, en tant que haut-lieu de la diplomatie internationale, a aussi vu l'organisation ces derniers mois sur son territoire de réunions d'opposants russes. Enfin, la passe d'armes sur X entre le ministre de la Défense Theo Francken et l'ancien président russe Dimitri Medvedev, toujours vice-président du conseil de sécurité nationale russe, a sans doute également mis notre pays sur les radars russes.

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