En Flandre, près d'un jeune sur quatre a déjà été victime de "cyberflashing", c'est-à-dire l'envoi non sollicité d'images à caractère sexuel. C'est ce que révèle une enquête de la Plateforme de recherche sur la jeunesse (Jeugdonderzoeksplatform). L'étude montre également que plus de la moitié des jeunes Flamands ont été victimes d'un délit au cours de l'année écoulée, rapporte le quotidien Het Nieuwsblad.
La moitié des jeunes en Flandre sont victimes de délits, le plus fréquemment de "cyberflashing"
Environ un quart des jeunes interrogés par la Plateforme de recherche sur la jeunesse (JOP) ont déjà subi du cyberflashing, c'est-à-dire l'envoi non sollicité et indésiré de photos ou vidéos à caractère sexuel. Le cyberflashing est ainsi le type de délit le plus fréquent.
Ce phénomène touche légèrement moins de jeunes à Bruxelles (21 %) qu'à Anvers (25 %), à Gand (30 %) et dans le reste de la Flandre (28,4 %).
Qu’est-ce que le rapport de la JOP ?
La Plateforme de recherche sur la jeunesse est une collaboration interuniversitaire qui collecte, diffuse et initie des recherches sur la jeunesse. Elle publie chaque année le Moniteur métropolitain de la Plateforme de recherche sur la jeunesse.
Ce rapport analyse comment les jeunes sont victimes de criminalité. Les chercheurs ont interrogé 1.200 jeunes à Anvers, 1.400 à Bruxelles, 1.600 à Gand et 1.400 dans le reste de la Flandre.
Par ailleurs, les jeunes déclarent principalement être victimes de harcèlement en rue et d’un taux élevé de vols. Seize pour cent des jeunes ont en outre déclaré avoir été harcelés dans la rue au cours des douze mois précédant l’enquête. Ce pourcentage est tout aussi élevé pour les victimes de vol.
Bruxelles et Gand
Les jeunes cherchent-ils de l'aide après avoir été victimes d'un délit ? Environ 70 % d’entre eux estiment que ce n'est pas nécessaire. Ceux qui ont cherché de l'aide se sont principalement tournés vers leurs parents, leur famille ou leurs amis.
Il est également frappant de constater que les jeunes sont plus souvent victimes qu'auteurs d'infractions. Près de la moitié des jeunes déclarent en être victimes. En revanche, parmi les auteurs d'infractions, entre 3 et 4 jeunes sur 10 ont indiqué dans l'enquête avoir commis un ou plusieurs délits au cours de l'année écoulée.
Enfin, les jeunes résidant à Bruxelles et Gand déclarent beaucoup plus souvent avoir été victimes d’un délit que ceux du reste de la Flandre. Les jeunes signalent principalement des vols.
