Dans les régions de Boutersem, Linter, Glabbeek et Hoegaarden, en province du Brabant flamand, environ 200 tombes oubliées ont été décorées de chrysanthèmes. Ces fleurs sont destinées aux défunts qui ne reçoivent plus de visites.
200 chrysanthèmes déposés sur des tombes qui ne recevraient sinon pas de fleurs, dans divers cimetières du Brabant flamand
Ce sont les pompes funèbres Harry Permentier DELA ont pris l'initiative, à l'occasion de la Toussaint et du Jour des Morts ce week-end, de rendre hommage aux villageois défunts qui ne reçoivent plus de fleurs. L'équipe s'est rendue dans onze cimetières de Boutersem, Linter, Glabbeek et Hoegaarden pour y déposer 200 chrysanthèmes.
"Nous constatons que de nombreuses tombes ne reçoivent plus de visite tout au long de l'année pour diverses raisons", expliquait Shana De Jonghe à Radio 2. "Parfois, les proches ne peuvent plus se rendre au cimetière, soit parce qu'ils ont des difficultés à marcher, soit tout simplement parce qu'ils sont décédés. "
"Nous observons également que les jeunes générations honorent la mémoire de leurs proches différemment et se rendent moins souvent au cimetière. Il n'y a rien de mal à cela, du moment que personne n'est oublié."
Se souvenir des chers disparus d’autres familles
Toute personne qui se rend sur une tombe et y trouve un chrysanthème provenant de cette initiative est invitée à le déplacer sur une autre tombe vide. "Nos fleurs sont accompagnées d'une carte expliquant notre campagne, afin que chacun en comprenne le but", explique Shana De Jonghe.
"Ainsi, nous sensibilisons également les visiteurs au fait que tous les défunts ne reçoivent pas de fleurs, et ils peuvent avoir une pensée pour la personne qui repose près de leur proche. De cette façon, personne n'est oublié après la mort. Nous ne nous contentons pas de déposer la composition florale sur les tombes, nous prenons un moment pour nous recueillir et honorer la mémoire de ceux qui y reposent."
Etendre l’initiative à d’autres villes et communes
C'est la première fois qu'une initiative d'une telle ampleur est mise en place dans la région. "Nous voudrions en faire une tradition annuelle", explique Shana De Jonghe. "Nous espérons également que davantage de communes et villes seront encouragées à participer l'année prochaine."
"Nos partenaires n'ont rien à débourser. Nous prenons en charge le coût des chrysanthèmes, ce qui représente une dépense non négligeable. Mais nous le faisons avec grand plaisir et de tout cœur, car chacun mérite qu’on se souvienne d’elle ou de lui."
