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La Banque nationale de Belgique

Les entreprises belges ont bénéficié de 25 milliards de subventions et d'aides à l'investissement l'an dernier

Les subventions et les aides à l'investissement accordées aux entreprises belges représentaient environ 25 milliards d'euros en 2024, soit plus de 4% du produit intérieur brut (PIB), indique la Banque nationale. La BNB précise en outre que notre pays consacre 1,5% de PIB de plus que ses voisins à ces subventions aux entreprises.

Anne François Belga
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Cette proportion peut sembler élevée, mais la différence consiste, explique la BNB, principalement en des dépenses (comptabilisées au titre de subventions dans les comptes nationaux) destinées à compenser la pression fiscale élevée pesant sur le travail en Belgique. Les subsides sont pour près de deux tiers des "subventions salariales, justifiées par les autorités pour renforcer la compétitivité, favoriser l'emploi des groupes vulnérables et stimuler l'innovation".

Les subventions salariales sont octroyées tant au niveau fédéral qu'à l'échelon régional. Parmi les principaux exemples, la BNB épingle la dispense partielle de versement du précompte professionnel (niveau fédéral), qui s'applique notamment au travail de nuit et en équipe, les réductions des cotisations de sécurité sociale pour certains groupes cibles (niveaux fédéral et régional), notamment dans le cas des premières embauches, et les subventions aux entreprises de titres-services (niveau régional).

Des subventions sont également accordées aux entreprises publiques, telles que la SNCB et bpost (niveau fédéral), ainsi qu'aux entreprises de gestion des eaux usées (niveau régional).

La Banque nationale met toutefois l'accent sur la nécessité d'une plus grande transparence et des évaluations pour soutenir l'assainissement des finances publiques. Cela permettrait, pour chaque subvention individuelle, de constater si elle remplit l'objectif politique visé et si elle le fait de manière efficace.

Plus généreuse que les pays voisins

Les subventions publiques aux entreprises sont supérieures de 1,5 % à celles de nos pays voisins et également supérieures à la moyenne de la zone euro. Ces subventions plus élevées servent principalement à renforcer la compétitivité. Si l'on tient compte des subventions salariales, la pression fiscale nette sur le travail en Belgique est inférieure à celle de la France et comparable à celle de l'Allemagne.

L’étude de la Banque nationale a fait réagir la FGTB. Le syndicat socialiste demande "la fin de ces dépenses somptuaires". "Les subsides doivent être ciblés et alloués uniquement là où ils créent de l'emploi et développent l'activité. L'argent public ne peut plus servir d'argent de poche aux entreprises. Une évaluation du dispositif s'impose, d'urgence."

Le président de la FGTB, Thierry Bodson, estime pour sa part que "dans une période de contraintes budgétaires, il est irresponsable d'ignorer ces subsides, alors qu'ils représentent le double du budget consacré à l'ensemble des allocations de maladie en Belgique - un poste sur lequel le gouvernement Arizona envisage encore des économies".

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