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Anderlecht va imposer un couvre-feu à tous les commerces et établissements horeca autour de Clemenceau

Aller boire un verre ou commander un dürüm ne sera plus possible dans une grande partie du quartier de Cureghem après 21 heures. Dans un large périmètre autour de la Place Clemenceau, à Anderlecht, tous les commerces devront garder portes closes, entre 21 heures et 5 heures du matin.

Eric Steffens
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Avec cette mesure, le bourgmestre d’Anderlecht, Fabrice Cumps (PS), veut lutter contre les nuisances liées à la drogue. La mesure a été annoncée vendredi dans La Dernière Heure et confirmée par le bourgmestre Cumps à BRUZZ. Le collège communal a déjà donné son feu vert, mais le conseil communal doit encore se prononcer le 6 novembre. Une fois la mesure approuvée, elle entrera en vigueur jusqu’au moins le 6 février.

L’obligation de fermeture entre 21 heures et 5 heures ne s’applique pas aux pharmacies, mais bien à tous les autres commerces du quartier, principalement les cafés, snacks et night-shops. "Avec une heure de fermeture fixée à 21 h, les habitants ont encore la possibilité d’aller boire un verre ou de commander un en-cas. Pour les night-shops, qui ouvrent normalement vers 18 h, nous proposerons une ouverture anticipée, vers midi", explique encore Fabrice Cumps.

La mesure ne s’appliquera pas uniquement à la place Clemenceau, mais à une zone plus large de Cureghem. Le périmètre couvre la partie centrale du quartier : du square Bara jusqu’à la chaussée d’Anderlecht, la chaussée de Mons et la rue De Fiennes. Les commerçants qui ne respecteraient pas la mesure risquent une amende de 500 euros.

La politique des hotspots

"Cette mesure s’inscrit dans la lutte contre les nuisances dans le cadre de la politique des hotspots ou zones de déploiement prioritaires. Au quartier du Peterbos, il s’agit principalement de cocaïne, consommée par des usagers que nous pouvons sanctionner, car ils en ont les moyens. Mais autour de la station de métro Clemenceau, le public est plus précaire et consomme surtout du crack", précise Fabrice Cumps.

Selon le bourgmestre, ces consommateurs de drogue continuent de provoquer beaucoup de nuisances dans le quartier, qui a encore été frappé par une vague de fusillades au début de l’année.

Il s’agit notamment de personnes qui urinent sur la voie publique, de bagarres, de consommation de drogue en public et de harcèlement des habitants. D’après un rapport de la police de la zone Midi, les problèmes de sécurité et de salubrité augmentent surtout après 20 heures.

Rendre une certaine tranquillité au quartier

"La forte concentration de commerces nocturnes rend la situation propice aux abus. Le quartier est ainsi devenu un lieu de rencontre".

"Certains magasins vendent même des bouteilles d’ammoniac (un produit utilisé pour transformer la cocaïne en crack)", explique encore Fabrice Cumps.

"Nous ne prétendons pas combattre le trafic international de drogue avec cette mesure, mais nous voulons que ce quartier retrouve une certaine tranquillité."

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