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Le gouvernement flamand adopte un plan d'action contre la radicalisation

La ministre flamande de l’Enseignement, la Justice et l’Emploi Zuhal Demir et la ministre régionale des Affaires intérieures, de l’Intégration et du Vivre ensemble Hilde Crevits ont annoncé ce vendredi que le gouvernement flamand a adopté un plan d'action contre la radicalisation. Dans ce cadre, le personnel des institutions communautaires bénéficiera désormais du soutien d'experts en radicalisation afin qu'il puisse identifier plus rapidement les comportements problématiques.

Anne François Belga
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Des modules pratiques seront également mis en place à l'intention des directions d'écoles et des enseignants pour leur apprendre à mener des entretiens sensibles sur la radicalisation. Ces modules seront intégrés dans la formation des enseignants. Les écoles disposeront en outre d'un point de contact auquel elles pourront s'adresser en cas de signes de radicalisation. Le jeune concerné sera ensuite suivi par les services appropriés, et non plus par l'école elle-même.

Pour les jeunes, du matériel pédagogique sera mis à disposition afin de leur apprendre à penser de manière critique, notamment vis-à-vis des médias. Les jeunes de 12 à 16 ans constituent le groupe cible de cette mesure.

Les administrations locales recevront, quant à elles, des subventions supplémentaires pour renforcer les cellules de sécurité intégrale locales - Radicalisme qui facilitent la communication entre la police et les services d'urgence.

Suspension de subventions

Afin de mettre un terme au financement des organisations extrémistes, une subvention pourra être suspendue en cas de soupçons ou de signes d'implication extrémiste. Si ces soupçons sont confirmés par l'officier de liaison flamand, une exclusion définitive de l'aide flamande s'ensuivra.

"La menace n'a jamais disparu et refait surface de manière évidente, notamment sous la forme de l'extrémisme djihadiste", soulignent les deux ministres flamandes. "Les signaux sont sérieux. Les écoles, les services sociaux, la justice et les services de sécurité doivent pouvoir collaborer plus étroitement. C'est pourquoi nous passons à la vitesse supérieure, avec des accords clairs, un meilleur partage des informations et un soutien accru pour ceux qui sont confrontés quotidiennement à cette réalité sur le terrain", concluent Zuhal Demir et Hilde Crevits.

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