Les fortes chaleurs de l’été dernier, avec des pics jusqu’à 38 °C, ont causé d’importants dégâts sur le réseau routier en Flandre. Selon les chiffres du cabinet de la ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA), les réparations s’élèvent à plus de 1,16 million d’euros.
Plus d’un million d’euros pour réparer les routes flamandes abîmées par la canicule
Au total, 223 tronçons de routes flamandes ont subi des fissures ou des soulèvements de béton à cause de la chaleur extrême. Ces déformations, parfois dangereuses pour la circulation, sont liées au fait que les infrastructures ont été conçues pour un climat tempéré, explique l’Agence des Routes et de la Circulation (AWV).
La députée flamande An Christiaens (CD&V) plaide dès lors pour une réflexion sur des matériaux alternatifs au béton, qui se dilate sous l’effet de la chaleur : "Ce problème revient chaque été et crée des situations à risque. Ce n’est plus tenable", souligne-t-elle.
90 en province d’Anvers
41 en Flandre occidentale
36 dans le Limbourg
34 dans le Brabant flamand
22 en Flandre orientale
Des situations dangereuses
Selon l’Agence flamande des routes et de la circulation (AWV), qui gère les autoroutes et routes régionales, nos routes ne sont pas conçues pour résister à des températures extrêmes.
"Nos routes sont adaptées à un climat tempéré. Cela signifie que lorsque nous faisons face à un froid ou à une chaleur intense, le béton réagit et peut se soulever", explique l’agence.
L’AWV affirme mener des recherches continues pour renforcer la résistance de nos routes face au changement climatique.
"Il y a encore du travail, mais nous avons reçu des moyens supplémentaires, et nous allons les utiliser", précise l’agence.
D’après le cabinet de la ministre flamande de la Mobilité Annick De Ridder (N-VA), les soulèvements de chaussée se produisent principalement au niveau des anciennes jointures, souvent dépourvues de chevilles de liaison (ou dowels en anglais) — de petites tiges cylindriques en bois ou en métal utilisées pour relier solidement deux dalles de béton.
"Dans les nouvelles chaussées en béton, ces chevilles sont désormais installées systématiquement, ce qui réduira le risque de soulèvement", souligne encore le cabinet.
