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Freddy Horion (archives)

La demande de bracelet électronique introduite par Freddy Horion est rejetée

Le tribunal de l'application des peines (TAP) de Gand (Flandre orientale) a rejeté ce lundi la demande de placement sous bracelet électronique émanant de Freddy Horion. L'homme de 78 ans a été condamné à la prison à perpétuité en 1980 pour avoir tué cinq membres d'une même famille à Mont-Saint-Amand, une section de la ville de Gand, ainsi que pour l'assassinat de Hélène Lichachevski, une commerçante polonaise.  Le TAP "regrette qu'aucun établissement adapté n'ait encore été trouvé" pour Horion, mais "le programme ambulatoire présenté, qui comprend du bénévolat et un accompagnement", ne remplit actuellement pas les conditions requises, précise le tribunal.

Anne François Belga
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Le 23 juin 1979, Freddy Horion et son complice Roland Feneulle ont tué cinq membres d'une même famille à Mont-Saint-Amand, en région gantoise. Freddy Horion a été condamné en 1980 à la peine de mort par la cour d'assises de Gand, une peine automatiquement commuée en détention à perpétuité pour ce quintuple assassinat ainsi que pour celui d'une commerçante polonaise en 1979. Désormais âgé de 78 ans, l'homme tente en vain depuis une vingtaine d'années d'obtenir une libération conditionnelle.

Début 2018, un collège d'experts avait établi qu'un séjour prolongé en prison n'était plus adapté, tout en reconnaissant qu'une réinsertion précipitée dans la société serait trop radicale. Le collège avait donc ordonné une solution intermédiaire comme transition vers la société, à savoir un séjour en unité psychiatrique légale. En pratique toutefois, cette proposition ne peut être réalisée, car les institutions de ce type sont exclusivement réservées à des personnes à interner.

Freddy Horion, au centre (archives)

L'avocat de Freddy Horion avait alors lancé une procédure contre l'Etat auprès de la cour d'appel d'Anvers et de la Cour européenne des droits de l'Homme. En 2023, cette dernière avait estimé que l'Etat violait le droit du détenu en ne lui offrant aucune perspective de libération. La cour d'appel d'Anvers avait confirmé ce jugement quelques mois plus tard, obligeant les autorités à transférer le détenu dans une institution psychiatrique. La cour d'appel avait assorti sa décision d'une astreinte de 1.000 euros par jour de retard.

La Belgique avait toutefois décidé de se pourvoir en cassation contre cette décision de justice. La Cour de cassation devait cependant rejeter ce pourvoi, indiquant ainsi que le septuagénaire devait être interné dans un établissement extérieur à la prison dans un délai de six mois. Le 23 juin, le tribunal de l’application des peines (TAP) a accordé une première autorisation de sortie à Freddy Horion sous de strictes conditions et dans une optique de "recherche d'une prise en charge dans un centre spécialisé".

Cette autorisation a ensuite été prolongée sous les mêmes conditions: Freddy Horion doit notamment se rendre, accompagné de son avocat, directement dans un établissement résidentiel, puis revenir en prison. Les autorisations de sortie sont strictement limitées dans le temps et doivent toujours être préparées avec le service psychosocial et exécutées avec l'accord de la direction de la prison. Il lui est aussi interdit de prendre contact avec les victimes et de se rendre en Flandre orientale et en Flandre occidentale.

Le TAP avait constaté en août dernier que des démarches étaient bien en cours pour la recherche d'une admission en centre spécialisé, mais n'avait pas encore pris de décision concernant la demande de surveillance électronique.

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