La zone de police Rivierenland (Malines, Willebroek, Bornem et Puers-Saint-Amand) utilise depuis peu un agent de quartier numérique. Il s'agit d'une première pour la police belge. Ce chatbot, appelé AIdan, doit permettre de renforcer la proximité numérique entre la police et la population. "Avec l’aide de l’intelligence artificielle, il répond à toutes les questions des citoyens". AIdan est disponible 24h sur 24, 7 jours sur 7, pour aider en cas de problèmes de police non urgents, précise le bourgmestre malinois.
Malines déploie un policier de quartier numérique pour renforcer le contact avec les citoyens
Le déploiement d'AIdan (AI est l’abréviation d’intelligence artificielle en néerlandais) constitue une nouvelle porte d'entrée vers la police locale. "Nous sommes constamment à la recherche de nouvelles technologies et nous devenons le premier corps de police en Belgique à utiliser l'intelligence artificielle au service des citoyens", explique le bourgmestre de Malines, Bart Somers. "AIdan fournira des informations fiables et accessibles à nos habitants. Il ne s'agit pas d'un remplacement de nos effectifs, mais bien d'un complément."
Ce nouveau collègue numérique fournira dans un premier temps principalement des informations sur la cybersécurité, mais il pourra, à terme, répondre à toutes les questions que l'on poserait à un agent en chair et en os. "AIdan communiquera alors des informations pertinentes, orientera parfois vers d'autres plateformes ou sites web et donnera également des conseils préventifs ainsi que des informations pratiques sur la sécurité et les services de police."
L'objectif de ce nouvel outil est de renforcer la proximité numérique entre la police et la population, et de mieux atteindre les publics vulnérables grâce à une communication adaptée.
Le coût du dispositif s'élève à 120.000 euros, dont 75.000 euros sont financés par une subvention. Le chatbot ne peut pas enregistrer de signalements ni de plaintes. La possibilité d'effectuer des signalements est toutefois prévue à l'avenir.
