Les actions syndicales des pilotes maritimes sont provisoirement suspendues depuis ce mercredi à 7h30 et jusqu’au 24 octobre, "afin de sortir de l'impasse actuelle entre le front des pilotes et le gouvernement flamand". Les militants veulent donner une nouvelle chance aux négociations. Les pilotes protestent depuis 10 jours, ce qui a entraîné une limitation de l'accès aux ports pour les navires de mer. L'ensemble de la chaîne logistique des ports d'Anvers et Zeebrugge a été gravement perturbé par les actions des pilotes. Plus de 150 navires étaient en attente dans les ports d’Anvers, Gand et Zeebrugge en début de semaine.
Les pilotes maritimes suspendent leur grève pendant 10 jours pour sortir de l'impasse
Des actions de zèle sont menées conjointement depuis le dimanche 5 octobre par un "front des pilotes" réunissant trois associations professionnelles (AvK, BvL et OVL) et trois syndicats (l'ACOD, l'ACV et le VSOA). Le secteur logistique - expéditeurs, transitaires et terminaux en paie les frais, estimés à plusieurs millions d'euros.
"Après dix jours d'action, le gouvernement flamand bénéficie d'un délai de dix jours - jusqu'au 24 octobre - pour démontrer qu'il est prêt, par le biais d'un médiateur social et de progrès concrets, à honorer l'accord du 2 juin afin de parvenir à un accord définitif au plus tard à la fin du mois de novembre", indique un communiqué. L'association professionnelle des pilotes de navires (Beroepsvereniging van Loodsen - BvL) estime que le ministre des Pensions Jan Jambon et la ministre flamande des Ports Annick De Ridder "ne voulaient soudainement plus honorer" un accord conclu plus tôt sur les pensions.
Les pilotes se sentent particulièrement visés, davantage que d'autres métiers de la chaîne nautique. Ils dénoncent notamment le fait que leur deuxième pilier de pension ne soit pas traité de la même façon que celui des travailleurs salariés dans d'autres secteurs.
