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Le Premier ministre n'a fait aucun commentaire ce vendredi matin, mais levé un pouce pour signifier que tout va bien

Le niveau de la menace générale maintenu à "grave" en Belgique au lendemain de l'arrestation de 3 hommes à Deurne

Le niveau de la menace générale en Belgique reste inchangé, à "grave", alors que des perquisitions ont été menées jeudi à Anvers dans le cadre d'un projet d'attentat visant des politiques, et notamment le Premier ministre Bart De Wever, a indiqué un porte-parole de l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (Ocam). Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a salué sur X le "travail exemplaire" des services de sécurité. Bart De Wever n’a fait aucun commentaire en arrivant au 16, rue de la Loi ce vendredi matin, mais s’est contenté de lever un pouce vers les journalistes (photo). Entretemps, on en sait un peu plus au sujet des trois suspects arrêtés. L’un d’eux a déjà été libéré.

Anne François Belga
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Le niveau de la menace générale est actuellement de trois sur une échelle de quatre, ou "grave", ce qui signifie que l'Ocam estime qu'une attaque est "possible et probable". C'est le cas depuis l'attentat du 16 octobre 2023, lorsqu'un djihadiste avait tué deux supporters suédois à Bruxelles.

Trois jeunes adultes - nés en 2001, 2002 et 2007, et tous originaires d'Anvers - ont été interpellés jeudi lors des quatre perquisitions menées par la Police judiciaire fédérale (PJF). Ils projetaient de commettre un attentat visant des responsables politiques, a indiqué le parquet fédéral. Bart De Wever aurait été la cible de l'attaque, mais le parquet n'a pas fait de commentaire à ce sujet. L'Ocam refuse de dire si les niveaux de menace contre des personnes individuelles ont été relevés dans le cadre de l'enquête.

Qui sont les suspects?

Les trois jeunes adultes arrêtés jeudi dans le cadre d'une enquête pour tentative d'assassinat et participation à des activités de groupe terroriste sont belges, selon les informations obtenues par VRT NWS. Les jeunes de 18 et 24 ans sont d'origine marocaine, et le jeune de 23 ans est d'origine tchétchène. Ils se connaissaient personnellement. Le suspect de 24 ans a été libéré jeudi soir, faute de preuves.

Le suspect de 18 ans a étudié la Défense et la sécurité à l'Institut Sint-Norbertus. Les enquêteurs ont également rendu visite à l'établissement jeudi. Le suspect de 23 ans poursuivrait également des études en sécurité, notamment en cybersécurité, à l'université.

Les suspects de 18 et 23 ans seront présentés au juge d'instruction en fin de matinée, qui décidera s'ils font l'objet d'un mandat d'arrêt. Une enquête plus approfondie sera nécessaire pour déterminer si les trois individus se sont radicalisés d’eux-mêmes ou s’ils étaient en contact avec d’autres.

"Nous continuerons à lutter contre la menace extrémiste"

Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (photo) a salué jeudi soir sur X "le travail exemplaire" des services de sécurité dans le cadre de l'interpellation de trois jeunes Anversois, soupçonnés de projeter un attentat visant des responsables politiques, dont le Premier ministre Bart De Wever.

Selon le ministre, les services de sécurité "ont démontré leur pleine efficacité pour protéger notre démocratie et nos institutions" dans le cadre de cette enquête. "Nous continuerons à lutter contre la menace extrémiste dans notre pays", a souligné Quintin. Le parquet fédéral a indiqué jeudi que plusieurs éléments indiquent que l'intention de trois personnes interpellées était "de perpétrer un attentat terroriste d'inspiration djihadiste à l'encontre d'hommes politiques".

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a indiqué que le Premier ministre Bart De Wever était principalement visé, une information que le parquet n'a pas encore confirmée.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin

Le pouce levé de Bart De Wever

La prudence semblait effectivement de mise ce vendredi matin au 16 rue de la Loi. Le Premier ministre Bart De Wever ne s'est pas exprimé depuis lors, mais a levé le pouce en arrivant à son cabinet devant les caméras de télévision qui guettaient sa réaction.

Une présence policière renforcée était visible sur le trottoir de la rue de la Loi. Les vice-Premiers ministres sont arrivés à leur tour en voiture ou en vélo. Aucun d'eux n'a fait de commentaire. Une réunion du comité ministériel restreint devait commencer à 10h. Un point particulièrement important attend les principaux ministres du gouvernement: la confection du budget 2026.

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Un attentat visant De Wever aussi déjoué en 2023

Il y a deux ans, en 2023, un jeune d'une vingtaine d'années avait pris pour cible celui qui était alors bourgmestre d'Anvers et président de la N-VA. La police avait interpellé cinq suspects lors de plusieurs perquisitions en Belgique.

La cour d'appel d'Anvers a condamné le suspect principal à six ans de prison. Il avait diffusé la propagande de l'État islamique et avait pris des mesures pour se procurer un fusil d'assaut. Il préparait un attentat visant Bart De Wever et un commissariat de police. Les quatre comparses du suspect ont été condamnés à des peines de prison allant de trois ans à 55 mois.

La bourgmestre Els van Doesburg et Geert Wilders aussi visés ?

La bourgmestre par intérim d'Anvers, Els van Doesburg (N-VA), était également une cible potentielle de la cellule terroriste présumée démantelée jeudi, selon le quotidien Gazet van Antwerpen. Elle n’a cependant pas souhaité faire de commentaires sur cette affaire. Tout comme son prédécesseur Bart De Wever, Els Van Doesburg (photo archives) aurait également été informée de la menace par la police.

La bourgmestre anversoise Els van Doesburg

Selon la chaine commerciale flamande VTM Nieuws, le dirigeant d’extrême droite néerlandais Geert Wilders aurait également été visé par un attentat déjoué. Il est d’ailleurs régulièrement la cible de groupes jihadistes et de menaces de mort. Depuis 2004, il bénéficie d’une protection policière constante.

"Une enquête est en cours pour déterminer la véracité de ces informations. Tant que je n'en suis pas certain, je ne bouge pas d'où je suis", a déclaré Wilders sur X. Il a publié son message seulement quelques minutes avant un débat à la radio néerlandaise auquel il devait participer dans le cadre de la campagne électorale pour les législatives anticipées du 29 octobre aux Pays-Bas. Son parti, le PVV, est en tête des sondages.

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