Plusieurs organisations environnementales (Limburgse Milieukoepel, Bond Beter Leefmilieu, Natuurpunt Pelt et Dryade) ont fait appel du renouvellement du permis de rejet de chlorure, sulfate, sélénium et thallium accordé fin août et jusqu’à fin 2027 à l'usine Nyrstar à Pelt (Limbourg). Ce permis serait illégal, selon ces organisations. La province aurait ainsi ignoré plusieurs recommandations négatives.
Des associations environnementales s'opposent au nouveau permis de rejet accordé à l'usine Nystar à Pelt
Fin août, un permis environnemental avait été accordé à l'usine Nyrstar spécialisée dans le zinc et installée à Pelt, malgré l'avis négatif de la commune ainsi que de la province néerlandaise du Brabant-Septentrional. Des conditions de rejet plus strictes avaient toutefois été imposées pour le chlorure, le sulfate, le thallium et le sélénium.
En dépit de ces restrictions, les concentrations que Nyrstar est autorisée à rejeter dans la rivière Dommel dépassent les normes de qualité environnementale, selon les organisations. Pour ces dernières, cette situation constitue "une menace inacceptable" pour la qualité de l'eau et la zone naturelle protégée que traverse la rivière. "Ce permis porte atteinte à un site naturel européen de premier ordre", souligne Eddy Conjaerts, membre de l’organisation Natuurpunt Pelt.
Selon les organisations, ces normes de rejet constituent en outre une violation de la directive-cadre européenne sur l'eau, approuvée par la Flandre en 2000. La qualité de l'eau et les conséquences pour la chaîne alimentaire font également l'objet des préoccupations des associations. Nyrstar est dès lors appelé à investir dans le traitement des eaux usées afin de limiter ses rejets dans la Dommel.
"Nous soulignons que le respect des objectifs environnementaux légaux est une obligation juridique et non une négociation économique", note de son côté Benjamin Clarysse, membre de l'association Bond Beter Leefmilieu.
