Les actions de grève des pilotes maritimes, qui ont débuté dimanche, se poursuivent ce mercredi en raison de l'impasse dans les négociations sur leurs pensions, a confirmé leur association professionnelle. Plus de 100 navires attendent d'entrer ou de sortir des ports d'Anvers, Zeebrugge et Gand.
Les pilotes maritimes toujours en grève contre la réforme des pensions, les perturbations dans les ports flamands persistent
La ministre flamande des Ports, Annick De Ridder, et le ministre fédéral des Pensions, Jan Jambon, ont appelé les pilotes maritimes à poursuivre les négociations en début de semaine. Ces derniers, quant à eux, "attendent toujours une réaction des responsables politiques pour entamer les négociations". L'impasse ne semble donc pas se résorber.
Les pilotes expriment leur mécontentement depuis plusieurs mois face à la réforme des pensions du gouvernement fédéral. Ils dénoncent notamment le fait que leur deuxième pilier de pension ne soit pas traité de la même façon que celui des travailleurs salariés dans d'autres secteurs. Au cours de l'été, un accord provisoire avait été conclu entre les pilotes et le gouvernement fédéral. Il s'agissait toutefois de confirmer d'anciens accords; un accord définitif n'était attendu qu'après l'été.
Selon les calculs effectués début 2025 par le syndicat socialiste ACOD, les mesures prises par le gouvernement fédéral entraîneraient une diminution de 45% de la pension d'un jeune pilote maritime ou fluvial par rapport à celle d'un pilote plus âgé. Le fait que le deuxième pilier des pensions des pilotes ne soit pas traité de la même manière que les salariés d'autres régimes irrite également les capitaines. "En tant que praticiens d'une profession dangereuse, nous trouvons très grave que les tantièmes (qui indiquent le montant de la pension pour une année de service) soient supprimés d'un simple trait de plume", s'étaient inquiétés les pilotes plus tôt cette année.
L'échevin anversois des Ports, Johan Klaps, a demandé, tout comme ses collègues du parti nationaliste flamand, que le dialogue soit rapidement engagé. Il s'inquiète surtout des répercussions possibles sur l'industrie et la réputation du Port d'Anvers-Bruges. "Cette année a été particulièrement difficile pour la réputation internationale du Port", a-t-il rappelé. "Diverses actions ont entraîné un arrêt partiel, voire total, du port. Les actions actuelles des pilotes ont également un impact direct sur le cœur battant de notre économie. Certains secteurs sont déjà en difficulté, et ces actions les touchent particulièrement durement."
Toujours selon Johan Klaps, les gouvernements fédéral et flamand sont en pourparlers avec les pilotes depuis des mois afin de parvenir à un accord de principe avant le 30 novembre. "À plus d'un mois et demi de cette date butoir, mettre le couteau sous la gorge des gouvernements est une très mauvaise façon d'aborder ces discussions."
