Anneleen Van Bossuyt, la ministre fédérale à l'Asile et la Migration, souhaite obtenir un soutien de l'Union européenne afin de rendre possible le renvoi dans leur pays d’origine de ressortissants afghans en situation irrégulière ou condamnés en Belgique pour des faits criminels. Elle qualifie cela de "coopération purement technique" pour établir l'identité des Afghans qu'elle souhaite expulser. "Sur le plan diplomatique, nous devons examiner comment traiter de manière pragmatique avec le régime afghan", a déclaré Anneleen Van Bossuyt ce vendredi.
La ministre à l'Asile Van Bossuyt veut dialoguer avec le régime afghan pour pouvoir renvoyer des criminels condamnés
La ministre à l’Asile s'est entretenue cette semaine avec le commissaire européen aux Migrations, Magnus Brunner, au sujet de l'application du Pacte migratoire européen. Ils ont abordé les demandes d'asile de ressortissants afghans et la nécessité d'une approche collective pour l'expulsion des personnes qui ont commis des méfaits, a indiqué la ministre. Ce samedi, Anneleen Van Bossuyt participera à un sommet informel sur la migration à Munich, en Allemagne, avec les ministres allemand, français, polonais, danois, autrichien et tchèque.
Là aussi, la ministre belge souhaite intervenir sur la question du retour en Afghanistan. Dans un communiqué, son cabinet rappelle que, depuis plusieurs années, les Afghans comptent parmi les nationalités introduisant le plus de demandes d'asile en Belgique. Moins de la moitié d'entre eux obtiennent le statut de réfugié. Or les expulsions et les retours volontaires sont impossibles pour le moment, car il n'y a pas de relations diplomatiques avec le régime taliban.
"Ce problème n'est pas uniquement belge. C'est pourquoi des solutions européennes doivent être trouvées pour le retour volontaire et forcé des Afghans. Pour ceux qui n'ont pas d'avenir dans l'Union européenne, le message doit être clair: le retour est la seule option", estime la ministre N-VA.
Anneleen Van Bossuyt souligne que de nombreux États membres rencontrent des difficultés pour renvoyer les Afghans en situation irrégulière condamnés pour des faits criminels. Elle souhaite former une alliance au sein de l'UE pour débloquer le dossier.
