Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin a annoncé mercredi en commission de la Chambre qu’il allouera plus de 65 millions d'euros au cours de la législature au "Plan Grandes Villes". Ce plan vise à lutter contre la criminalité liée aux stupéfiants. Il se concentre, globalement, sur un réseau de caméras, une présence policière accrue dans les rues et des équipes de police spécifiques.
Le ministre de l'Intérieur Quintin libèrera plus de 65 millions d'euros pour le "Plan Grandes Villes"
Le Plan Grandes Villes concerne non seulement Bruxelles, mais aussi Anvers, Liège, Charleroi, Mons, Gand et Namur. Il met principalement l'accent sur un réseau de caméras, des militaires en rue et des équipes de police dédiées. Selon le ministre Quintin, le Plan repose sur une approche intégrée impliquant la police, la justice, les Régions, les Communautés et les communes. Le cas échéant, la coordination sera assurée par le gouverneur des provinces concernées.
L'objectif concret est notamment de mieux cartographier les réseaux criminels, d'améliorer le travail de renseignement et d'organiser régulièrement des opérations policières de grande envergure, comme celles menées lundi à Bruxelles, en plus des opérations ciblées. Des moyens technologiques innovants, tels que des caméras ANPR (photo), doivent également être déployés.
En commission de la Chambre, Bernard Quintin a cité le montant de 65,4 millions d'euros pendant l’actuelle législature, dont 20 millions d'euros pour le réseau de caméras. Des moyens seront également alloués à des équipements spécialisés et à des gilets pare-balles, "afin d'améliorer la visibilité policière, de rassurer la population et de neutraliser durablement les réseaux criminels."
Concernant le déploiement de personnel militaire dans les rues, autre volet du Plan Grandes Villes, le ministre de l’Intérieur a réitéré son souhait de voir cette mesure mise en place avant la fin de l'année. Le ministre de la Défense Theo Francken avait déjà déclaré que cela ne serait pas chose aisée.
