Aller au contenu principal

En janvier, 4.000 Flamands perdront définitivement leurs allocations de chômage - la moitié d'entre eux est en incapacité de travail

Quelque 4.092 Flamands qui sont au chômage depuis plus de 20 ans perdront pour de bon leurs allocations au début de l'année prochaine, en vertu d’une réforme au niveau fédéral. La moitié d'entre eux sont en incapacité de travail, d’après les chiffres de l’Office flamand pour l’emploi VDAB concernant la réduction des allocations de chômage. Parmi eux figurent des personnes souffrant de troubles tels que l'autisme, une maladie musculaire ou une perte auditive.

Anne François
Publié:

La grande réforme des allocations de chômage du gouvernement fédéral entrera en vigueur en janvier 2026. A partir de cette date, les chômeurs pourront bénéficier d’allocations pendant deux ans maximum. La réforme sera mise en œuvre par phases successives : les chômeurs les plus anciens, sans emploi depuis 20 ans ou plus, seront les premiers touchés.

En Flandre, cela représente 4.092 personnes précisément. A la suite d’estimations précédentes, l'Agence flamande pour l'emploi (VDAB) dispose désormais d'un chiffre définitif. Ces personnes ont toutes reçu un courrier dans leur boîte aux lettres ces dernières semaines pour les en informer.

Ce nombre augmentera considérablement au cours de l'année prochaine. Le 1er mars, les chômeurs complets depuis 8 à 20 ans perdront eux aussi leurs allocations, et le 1er avril toutes les personnes au chômage depuis plus de deux ans perdront leurs allocations. Toutes ces personnes recevront également un courrier cette année.

La moitié a une incapacité de travail

Les chiffres détaillés montrent également que la réforme des allocations affectera de nombreuses personnes vulnérables. La moitié des 4.000 chômeurs concernés dès janvier sont en effet en incapacité de travail. Parmi eux figurent des personnes autistes, souffrant de problèmes de dos chroniques ou ayant des antécédents d'addiction.

Ils sont sans emploi depuis longtemps et, selon le VDAB, sont généralement incapables de travailler, mais restent actuellement couverts par le régime de chômage. La probabilité que nombre de ces personnes retrouvent un emploi est très faible. Certains demanderont des prestations d'invalidité, tandis que d'autres s'adresseront probablement au Centre public d'aide sociale (CPAS) de leur commune pour obtenir une aide sociale.

Différences entre les villes

Quelque 596 personnes - soit environ 15 % des 4.092 chômeurs depuis plus de 20 ans concernés dès janvier prochain - , résident à Anvers. Viennent ensuite par ordre décroissant d'autres grandes villes comme Gand, Ostende et Malines qui comptent beaucoup de chômeurs de longue durée.

La disponibilité de ces informations détaillées est particulièrement importante pour les villes et les communes. On estime qu'un tiers des personnes qui perdent leurs allocations de chômage déposeront une demande d'aide sociale auprès du CPAS. Les administrations locales s'efforcent donc de se préparer au mieux aux demandes qui seront reçues à partir de janvier.

Elles ont reçu des fonds accrus du gouvernement fédéral et recherchent du personnel supplémentaire. Des estimations antérieures de l'Office national de l'emploi (ONEM) montraient que la réforme fédérale dans son ensemble pourrait entraîner la suppression des allocations pour environ 180.000 personnes au cours des deux prochaines années.

Ci-dessous: le nombre de chômeurs de longue durée qui perdront leurs allocations en janvier, par ville

Le Centre public d'aide sociale (CPAS) d'Anvers

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5