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Une famille flamande sur sept a de grandes difficultés à payer les frais scolaires

Une famille flamande sur sept a du mal à payer toutes les dépenses liées à la rentrée scolaire. C’est ce qui ressort du tout dernier Baromètre des familles de la Gezinsbond (Ligue des familles). "Ces familles doivent jongler, faire des choix, emprunter de l’argent et reporter certains paiements", explique Jeroen Sleurs, directeur de la Gezinsbond. Mais les difficultés financières ne se limitent pas au seul mois de septembre.

Eric Steffens
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Factures pour les cartables, les livres scolaires, éventuellement encore des vêtements et des chaussures, cotisations pour les activités extrascolaires, abonnements de bus ou de train, ou frais chez le réparateur de vélos : pour les parents, le mois de septembre est un mois difficile d’un point de vue financier. Dans son nouveau "Baromètre des familles", la Gezinsbond a mené une enquête auprès de 1 000 familles ayant des enfants de 0 à 18 ans, dans laquelle ils examinent si les familles peuvent facilement couvrir les dépenses du mois de septembre.

Il en ressort que pour un peu moins de la moitié des familles interrogées, il est facile de payer les "factures de septembre", mais pour 37 % d’entre elles, c’est très juste. Et une famille sur sept doit, par nécessité, faire des compromis, demander de l’aide ou reporter certains paiements.

"Ces familles doivent réellement choisir quelles factures payer", explique Jeroen Sleurs, directeur de la Ligue des familles. "Il faut jongler, faire des choix, emprunter de l’argent et reporter certains paiements. Si cela se produit régulièrement, il faut payer des intérêts et on tombe dans un cercle vicieux."

900 euros de pouvoir d’achat en moins

Une situation difficile donc pour de nombreuses familles. Et pourtant, le gouvernement flamand a décidé de supprimer le bonus scolaire, déplore Jeroen Sleurs. "Ces dernières années, par exemple, l’indexation des allocations familiales a également été partiellement supprimée."

"Notre service d’études a chiffré l’impact : une famille de la classe moyenne perdra plus de 900 euros de pouvoir d’achat. Ce n’est plus une somme négligeable. Les familles auront encore plus de difficultés."

Les familles monoparentales, en particulier, doivent constamment jongler. Les chiffres montrent que seulement 36 % d’entre elles arrivent à finir le mois sans problème, tandis que 15 % ont vraiment besoin d’aide financière. "La combinaison travail-famille est difficile pour elles. Il est également plus compliqué de travailler à temps partiel, car elles ont vraiment besoin de l’intégralité de leur revenu", explique Jeroen Sleurs.

Une famille sur quatre a dû recevoir l’année dernière une aide financière de la part de sa famille ou de ses amis.

Jeroen Sleurs, directeur de la Gezinsbond

Les chiffres le confirment. "Une famille sur quatre avec de jeunes enfants a dû recevoir une aide financière l'année dernière de la part de sa famille ou de ses amis. Pour les parents de moins de 34 ans, ce chiffre monte même à une sur trois", précise Sleurs.

Pour Jeroen Sleurs, le message est clair : "Les politiques doivent agir de manière transversale. Il ne s’agit pas seulement des allocations familiales. Il faut aussi s’occuper de la garde d’enfants : plus elle est liée aux revenus, mieux c’est. Il faut des logements abordables, de meilleures compensations pour le congé parental. Ce n’est qu’ainsi que les parents seuls pourront également prendre un congé et mieux concilier famille et travail."

Le nombre d’enfants joue aussi un rôle : à partir de trois enfants, il faut plus souvent faire des compromis. Les parents peu diplômés sont également plus souvent confrontés à des choix dans leur budget.

Pas seulement en septembre

Mais ce n’est pas seulement le mois de septembre qui est difficile. Plus de la moitié des familles doivent chaque mois réfléchir attentivement à leurs finances. 35 % parviennent finalement à équilibrer leur budget, mais 11 % doivent faire des choix car elles ne peuvent pas tout payer.

De plus, 2 % des familles doivent demander de l’aide à des amis ou à la famille, et encore 2 % ne parviennent tout simplement pas à joindre les deux bouts.  

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