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Neuf communes limbourgeoises ont saisi le Conseil d'État contre le nouveau permis pour l'aéroport de Liège

Un ensemble de neuf communes limbourgeoises, tant belges que néerlandaises, a saisi le Conseil d'État contre le permis unique accordé à Liège Airport, ont indiqué deux bourgmestres de ces communes. Le gouvernement wallon a en effet accordé un troisième permis en juillet, après que les deux précédents aient été révoqués à la suite de plaintes des communes environnantes. "Les permis sont révoqués avant que le Conseil d'État ne puisse se prononcer. Nous demandons maintenant une sécurité juridique", a déclaré le bourgmestre Mark Vos.

Anne François Belga
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Le gouvernement wallon a accordé un nouveau permis d'environnement à l'aéroport régional de Liège à la mi-juillet, après que deux autorisations précédentes aient été retirées avant que le Conseil d'État ne puisse se prononcer sur les griefs. Comme les deux fois précédentes, la Flandre fera appel contre ce nouveau permis.

Du côté belge, le consortium limbourgeois comprend les communes de Riemst, Bilzen-Hoeselt, Tongres-Looz (Tongeren-Borgloon), Gingelom et Fourons. La participation de cette dernière commune doit toutefois encore être approuvée par le conseil communal en octobre. Du côté néerlandais, les localités de Eijsden-Margraten, Gulpen-Wittem, Vaals et Maastricht se sont jointes à l'action.

Les autorités communales belges et néerlandaises craignent que la nouvelle autorisation n'entraîne des nuisances supplémentaires pour leurs 280.000 habitants, car elle autorise jusqu'à 55.000 vols par an, soit une moyenne de 150 par jour. Actuellement, ce chiffre est de 35.000.

Pollution sonore et azote

Les communes limbourgeoises dénoncent également que le quota global de bruit ait été remplacé par un quota individuel par avion, avec une réduction progressive sur sept ans. En outre, les effets transfrontaliers sur la santé et l'environnement dans les Limbourgs belge et néerlandais n'ont pas été étudiés et l'impact des émissions d'azote sur les zones naturelles vulnérables et le climat n'a pas non plus été pris en compte, déplorent les plaignants.

"Nous ne demandons certainement pas la fermeture de Liège Airport", souligne le bourgmestre de Riemst, Mark Vos. "Mais 55.000 vols par an, c'est beaucoup trop et cela n'est pas suffisamment justifié. Le permis actuel a un impact énorme sur les personnes et l'environnement et ne tient pas suffisamment compte des préoccupations et des avis des communes environnantes en Flandre et aux Pays-Bas. Il est temps que le Conseil d'État examine enfin nos arguments sur le fond."

Son homologue de Tongres-Looz, Jo Feytons, s'inquiète également de l'augmentation potentielle du nombre de vols. "Jusqu'à présent, Looz ne s'est pas joint à cette initiative, car il n'y a pas trop de gêne là, mais ce n'est pas le cas à Tongres. D'un côté, nous avons beaucoup d'industries qui sont approvisionnées via Liège, mais nous choisissons de privilégier nos habitants. Nous pouvons vivre avec la situation actuelle, mais une augmentation serait trop lourde à supporter pour nos habitants", redoute le bourgmestre.

D’après Jo Feytons, une augmentation du nombre de vols de nuit entraînerait une augmentation des nuisances de 25 à 30%.

Riemst est l'une des 9 communes qui portent plainte

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