Aller au contenu principal

À Anvers, la colocation chez l’habitant séduit les étudiants face à la pénurie de kots

De plus en plus d’Anversois qui disposent d’une chambre inoccupée la louent désormais à un étudiant. Le nombre de "hospitawoningen" — c’est ainsi qu’on appelle ce type de logement — est passé de 11 à 28. Ce dispositif n’existe à Anvers que depuis l’an dernier, mais il constitue déjà un outil important pour l’université et les hautes écoles afin de lutter contre la pénurie de kots*. Ces dernières années, la demande de logements étudiants n’a cessé d’augmenter. Pour y faire face, la Ville autorise la construction de nouveaux kots en dehors des quartiers étudiants traditionnels, où un "stop aux kots" est en vigueur.

Eric Steffens
Publié:

Parallèlement, l’Association Université & Hautes Écoles d’Anvers (AUHA) a lancé l’an dernier un appel aux habitants : elle les invitait à louer leurs chambres libres aux étudiants. À ce moment-là, seuls 11 Anversois y avaient répondu favorablement.

Qu’est-ce que le "hospitawonen" ?

Le hospitawonen est désormais intégré dans le code de construction d’Anvers. Ce type de logement consiste pour un étudiant à louer une chambre chez un particulier. Le propriétaire doit habiter lui-même dans le logement et la maison ou l’appartement ne peut accueillir au maximum que deux étudiants. Aucune rénovation spécifique ne peut être effectuée pour ce type de location.

Le loyer moyen pour un hospitawonen à Anvers s’élève à 515 euros charges comprises. Toutefois, selon l’AUHA, ce chiffre n’est pas représentatif, certains logements plus chers faisant grimper la moyenne. "Sans ces extrêmes, le loyer moyen est de 435 euros charges comprises", explique Isabelle De Ridder. À titre de comparaison, le loyer moyen d’un kot classique à Anvers est de 497 euros charges comprises.

Une solution surtout pour les étudiants internationaux

Avec la rentrée académique, ce chiffre est monté à 28. "Nous en sommes très heureux", déclare Isabelle De Ridder, directrice de l’AUHA. "Mais il reste encore du chemin à parcourir et nous recherchons encore des candidats pour le hospitawonen. La pression sur le marché des kots reste particulièrement élevée pour les étudiants internationaux."

Pour ces derniers, ce type de logement est particulièrement intéressant : "Ils cherchent souvent une chambre pour une durée plus courte", poursuit De Ridder. "Mais avec la crise du logement, ce sont eux qui se retrouvent le plus vite exclus. Les propriétaires préfèrent souvent des étudiants qui louent pour au moins un an."

Satisfaction des locataires et propriétaires

Actuellement, 25 des 28 chambres proposées via le hospitawonen sont déjà louées. "Nous pensons qu’elles seront toutes occupées très bientôt", précise De Ridder. "Les étudiants comme les propriétaires qui participent à ce système se disent très satisfaits."

*En Belgique, le mot "kot" désigne une chambre ou un petit logement pour étudiant, souvent loué de manière individuelle.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5