Le chef de file du MR bruxellois, David Leisterh a invité le PS et les Engagés ainsi que les trois partis néerlandophones du gouvernement sortant (Groen, Open VLD, Vooruit) à négocier un budget pluriannuel pour la Région.
Formation bruxelloise : Le MR invite PS, Engagés et les 3 partis néerlandophones du gouvernement sortant à négocier le budget
"Compte tenu de la situation budgétaire dramatique de la Région bruxelloise et du blocage politique persistant, le Mouvement Réformateur invite les trois premiers partis démocratiques francophones (MR, PS, LE) ainsi que les trois partis néerlandophones du gouvernement sortant en affaires courantes (Groen, Open VLD, Vooruit) afin de négocier un budget pluriannuel pour la Région capitale" écrit David Leisterh dans un communiqué.
Selon M. Leisterh, cette invitation est faite "dans l'attente de l'établissement d'une majorité néerlandophone".
Le PS se dit prêt à entamer des négociations budgétaires
Le bureau de la Fédération bruxelloise du PS réuni vendredi midi a donné son feu vert à l'ouverture de négociations budgétaires.
"Depuis près d'un an, par la voix de son Président, le PS Bruxellois réclame que des négociations sur le budget puisse démarrer pour offrir une perspective au tissu économique et social bruxellois. Cet appel est aujourd'hui entendu et je m'en réjouis." a commenté le président de la Fédération bruxelloise du PS, Ahmed Laaouej, à l'issue de la réunion.
Dans une communication à l'agence Belga, celui-ci a souligné que l'effort à réaliser - "approchant le milliard d'euros d'ici 2029" - s'inscrivait dans la trajectoire recommandée par le Conseil supérieur des Finances qui prévoit un retour à l'équilibre budgétaire entre 7 à 10 ans. C'est sur cette base que la Commission européenne a approuvé la trajectoire de la Belgique à l'été dernier, a-t-il souligné.
Elke Van den Brandt (Groen): une bonne étape est enfin franchie
Elke Van den Brandt, la cheffe de file de Groen, première formation néerlandophone à Bruxelles, a réagi positivement, vendredi en fin de matinée, à l'invitation du MR à ouvrir des négociations budgétaires en Région bruxelloise.
"C'est une bonne étape qui est enfin franchie. Groen abordera les discussions avec un esprit ouvert et analysera plus en détail les propositions des partis francophones. Les défis à relever pour rendre notre ville plus sûre, plus verte et plus respirable, y compris sur le plan financier, sont considérables. Nous devons maintenant examiner les meilleures options pour y parvenir", a réagi Elke Van den Brandt.
Frédéric De Gucht remercie le MR et Leisterh pour leur initiative
Le chef de file de l'Open VLD bruxellois, Frédéric De Gucht, a réagi positivement, vendredi, à l'invitation lancée par David Leisterh (MR) en direction des Engagés, du PS et des trois partis néerlandophones de la majorité sortante (Groen, Open VLD et Vooruit) à ouvrir des négociations en vue d'établir un plan budgétaire pluriannuel en Région bruxelloise.
"Nous attendons avec impatience le début des discussions", a-t-il déclaré dans une réaction à Belga. "Enfin, on va aborder le fond du sujet. Je suis également heureux que l'on nous écoute enfin et que l'on soit prêt à réaliser des économies drastiques", a ajouté le président bruxellois de l'Open VLD.
Benjamin Dalle juge incompréhensible l'exclusion du CD&V à la demande de l'Open VLD
Le négociateur du CD&V, Benjamin Dalle, a jugé vendredi "incompréhensible" l'exclusion de son parti des discussions sur le budget pluriannuel, à la demande de l'Open VLD.
"Si nous ne pouvons pas participer aux négociations dès le début, on ne doit pas venir nous demander notre soutien plus tard", a-t-il déclaré en réaction à la proposition de David Leisterh (MR). M. Dalle reste favorable à la proposition du président des Engagés, Yvan Verougstraete, en faveur d'un gouvernement à sept partis.
M. Dalle rappelle que le CD&V a coopéré de manière constructive ces derniers mois à l'exercice du facilitateur Yvan Verougstraete, tant sur le fond que sur le plan budgétaire.
"Sa proposition d'un gouvernement à sept partis garantissait une solide majorité flamande et une représentation historique: quatre membres du gouvernement néerlandophones, autant que des francophones. Cela signifiait également que, pour la première fois depuis longtemps, le PS n'aurait qu'un seul membre au gouvernement", a-t-il fait observer.
"Le CD&V était également demandeur de l'ouverture des négociations sur un budget pluriannuel, la colonne vertébrale d'un futur gouvernement", a souligné Benjamin Dalle. "À notre demande, cela a été stipulé dans la note de départ", a-t-il précisé.
La N-VA dénonce des négociations sans majorité néerlandophone
La cheffe de file de la N-VA à Bruxelles, Cieltje Van Achter, a jugé vendredi que la perspective de l'ouverture de négociations budgétaires validée par six partis, sans majorité du côté néerlandophone, constituait une primeur qui "sape les équilibres dans le pays".
"Le PS remporte la guerre d'usure. Pour la première fois, les négociations sur le budget et donc sur la formation d'un gouvernement démarreront sans majorité flamande. C'est une triste première qui bouleverse les équilibres dans notre pays", a réagi Cieltje Van Achter.
"Sans majorité flamande, pas d'équilibre, pas de confiance", estime Mme Van Achter. "Si c'est le début d'un soi-disant gouvernement de réforme, je crains le pire. Renoncer à la double majorité, c'est abandonner Bruxelles", a-t-elle mis en garde.
