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La rectrice de l’UGent Petra De Sutter renonce à une mission commerciale aux États-Unis "pour éviter tout incident"

La nouvelle rectrice de l'université de Gand, Petra De Sutter, ne participera pas à la mission économique en Californie, emmenée par la princesse Astrid du 4 au 12 octobre prochains. "Je ne peux pas me rendre aux Etats-Unis sans courir le risque d'incidents, ce que je veux absolument éviter". Elle l’a confirmé jeudi dans une interview à l’agence de presse Belga. 

Eric Steffens
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A l'origine de sa décision: les règles actuelles imposées par l'administration Trump. Après s'être bien informée, Petra De Sutter a conclu qu'il était impossible, pour elle, de se rendre actuellement aux Etats-Unis. "Je ne suis pas anonyme. Si j'y vais, ce sera symbolique et je veux l'éviter. C'est pourquoi je vais rester chez moi", a-t-elle justifié.

Il s'agit d'un choix personnel et non d'un acte politique, a toutefois souligné la rectrice qui sera remplacée pour cette mission par le vice-recteur Herwig Reynaert. "C'est avec le cœur lourd, car les États-Unis sont un pays fantastique.

Mais dans les circonstances actuelles, cela semble être la décision la plus sage." Petra De Sutter est également revenue sur l'assassinat de l'influenceur d'extrême droite Charlie Kirk sur un campus d'une université américaine et la vague d'attaques contre la gauche qui a suivi.

"Un changement de cap est nécessaire aux Etats-Unis"

Pour la rectrice, les États-Unis "ont glissé vers un régime autocratique" qui met sous pression la liberté académique et la liberté d'expression.  "Sous Trump, des dogmes idéologiques sont imposés, allant de l'interdiction de la recherche climatique au déni des études de genre. Les États-Unis sont loin du rôle qu'ils jouaient autrefois en tant que pionniers des droits de l'homme et du multilatéralisme", a-t-elle regretté.

"Les États-Unis doivent mettre un terme à cette évolution vers la dictature et renouer avec le respect de l'État de droit et des droits de l'homme", a plaidé la rectrice selon qui, y compris au sein de son université, "le débat et le dialogue doivent occuper une place centrale". "Les positions extrêmes ne sont jamais défendables, mais pour le reste, la discussion doit pouvoir avoir lieu librement ici. Si ce n'est pas possible à l'université, où alors?", a-t-elle conclu.

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