La lotte, aussi appelée baudroie, a été choisie comme Poisson de l'année par le Centre flamand pour la commercialisation des produits agricoles et halieutiques (VLAM). C'est la 36e fois que l'organisme flamand et le secteur de la pêche élisent un poisson local qu'ils veulent ainsi mettre à l'honneur.
L'élection a lieu chaque année, sauf l'année dernière où l'approvisionnement était insuffisant. "Ce poisson ne gagnera jamais un prix de beauté, mais d'un point de vue culinaire, la lotte est une merveille", déclarait la ministre de la Pêche Hilde Crevits (photo, au centre) en annonçant le choix du VLAM à l’Ecole hôtelière d’Ostende. "C'est l'un des piliers de notre pêche, qui ne présente aucun risque de surpêche".
Les spécimens adultes peuvent mesurer jusqu'à 2 mètres de long. La lotte vit dans les fonds marins et se nourrit de petits poissons et d'invertébrés. Les pêcheurs du littoral ne ciblent pas cette espèce, mais elle constitue une prise accessoire pour la sole et la plie.
L’an dernier, ils ont ainsi ramené dans leurs filets 626 tonnes de lotte, soit 4,2% du total de pêche. On pêche la lotte toute l'année. Son prix est relativement stable. En 2024, il s'établissait à 10,21 euros/kg en moyenne, cette année il se situe entre 9 et 13 euros le kilo. En poissonnerie, il coûte environ 25 euro/kg. Son prix est plus élevé pendant les jours de fête.
Le prix du Poisson de l'Année est promu cette fois de différentes manières. Par exemple, le VLAM a élaboré une brochure de recettes présentant des plats à base de lotte. Des affiches sont également distribuées dans les établissements spécialisés dans le poisson pour promouvoir l'espèce. Un concours est aussi organisé pour les professionnels de la restauration. Le chef qui créera la recette la plus originale à base de lotte remportera le titre de "Chef Poisson de l'Année".
